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21-06-2018
 
 
Conférence de Doushanbé - 27 et 28 juin 2000 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Conférence de Doushanbé - 27 et 28 juin 2000
LE RECIT DES JOURNEES DE DOUCHANBE

LA CONFERENCE DES FEMMES AFGHANES
DE DOUCHANBE
des 27 et 28 juin 2000


Le 26 septembre 1996, les Talibans, miliciens au service du Pakistan, entraient dans Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, et en cette année 2000, ils contrôlent la majorité des provinces afghanes par une dictature impitoyable et sanguinaire sur laquelle la communauté internationale persiste à fermer les yeux.

Depuis quatre ans, le monde entier est au courant de leurs exactions, que ce soit la négation totale des droits humains les plus fondamentaux, avec l'institution des châtiments corporels publics, de la torture, de la lapidation et des exécutions sommaires, leur politique de nettoyage ethnique avec la généralisation de la terre brûlée, les villages entièrement rasés, les cultures et les canaux d'irrigation détruits, les massacres de populations entières, la déportation des femmes vendues dans les bordels pakistanais ou arabes ou réduites en esclavage, les rafles d'enfants qui disparaissent à jamais ou sur qui on se livre au trafic d'organes, et par dessus tout, leur exclusion des femmes de la société, leur interdisant tout droit au travail, à l'éducation, à la santé, et même de sortir de chez elles librement.


Devant cette escalade de l'horreur, qui ne fait que s'aggraver au fil des années, les femmes du monde entier se sentent atteintes dans leur dignité; et devant cette indifférence complice de la communauté internationale, des femmes ont décidé de réagir et d'apporter leur soutien aux femmes afghanes torturées dans leur chair et dans leur âme, et abandonnées du monde entier!


C'est ainsi qu'à l'appel de l'Association NEGAR-SOUTIEN AUX FEMMES D'AFGHANISTAN, 33 femmes venues des cinq continents réunies sous le slogan de "Femmes en Route pour l'Afghanistan", ont organisé une grande conférence à la frontière afghane, les 27 et 28 juin 2000, pendant laquelle elles ont pu exprimer leur solidarité et rencontrer des femmes afghanes venues de l'intérieur de l'Afghanistan ou réfugiées à l'extérieur, qui, elles, ont pu crier leur détresse et se sentir moins isolées.


Cette Conférence a eu lieu à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, pays frontalier de l'Afghanistan, où se trouve une importante communauté de réfugiés afghans. Au contraire d'autres pays frontaliers de l'Afghanistan, comme l'Iran et le Pakistan, où se trouve aussi un grand nombre de réfugiés afghans, le Tadjikistan offrait la garantie de la liberté d'expression.


Deux cent cinquante femmes afghanes, représentant les associations féminines suivantes, basées à Douchanbé, ont pris part à la conférence:
1-Association du lycée Samanian
2-Association du lycée Ariana
3-Association du lycée Esteqlal
4-Assemblée des Femmes
5-Association de Défense du Droit des femmes et des Enfants Afghans
6-Association de Production Artisanale Traditionnelle des Femmes Réfugiées
7-Association des Femmes Clairvoyantes
8-Association des Femmes sans Profession
9-Association des Sœurs Samanian
10-Association des Femmes

S'y sont jointes des femmes appartenant aux associations afghanes ci-dessous:
1-Association de la Défense de la Culture Arienne
2-Comité des réfugiés Afghans
3-Fondation de l'Aide Humanitaire du Khorassan
4-Radio "Voix de l'Afghanistan"
5-Association des Jeunes
6-"Union"


Le Tadjikistan, pays hôte, a aussi envoyé des participantes, dont Madame Latafat Nasrudinwa, présidente de l'"Association des Femmes du Tadjikistan".
Trois femmes afghanes réfugiées en France sont venues à la rencontre de leurs sœurs de l'intérieur:
Shoukria Haidar, présidente de NEGAR et co-organisatrice du voyage,
Chekeba Hachemi, de l'Association "AFGHAN",
et Manila Amani
et trois femmes afghanes réfugiées aux USA:
Maliha Zulficar, sociologue,
Nasrine Gross, écrivaine,
et Hassina Sher-Jan, journaliste.

Elles étaient accompagnées de deux femmes algériennes:
Khaleda Messaoudi, championne du droit des femmes en Algérie et membre du gouvernement algérien,
et Nadia Bouzeghrane, co-fondatrice du journal El-Watan,

d'une femme espagnole:
Felicidad Lacabe, présidente de l'Association des Femmes d'Espagne,
de cinq femmes américaines:
Mary Quin, membre du Centre de Développement et des Activités de la Population,
Constance Borde, membre du Parti Démocrate,
Ellen Grandsard, sociologue,
Betty Abu-Gheida, membre du Women's Caucus,
et Diane Lebow, des Women's Studies,
et de 17 femmes françaises, de tous bords politiques et associatifs:
Martine Barbier-Boyer, membre de "Femmes d'Alsace"
Bérangère Cagnat, journaliste indépendante,
Agnès Casero, de l'Association NEGAR,
Françoise Causse, journaliste,
Elizabeth Cazaux, de NEGAR,
Lucette Frémont, de "Femmes Solidaires" et de NEGAR,
Claude Guillaumaud,
Patricia Lalonde, Attachée Parlementaire G.E. chargée des Droits de l'Homme au Parlement Européen, et membre de NEGAR,
Martine Leroy, de NEGAR,
Sophie Marsaudon, journaliste à RFI,
Arlette Michel,
Marie-Ellen Mildenberger, de NEGAR,
Juliette Minces, écrivaine sur les femmes dans l'Islam et membre de NEGAR,
Annie Sugier, responsable à la Commission Energie Atomique, et présidente de l'Association "Atlanta-Sydney+",
Odile Tournoux,
Marlène Tuininga, journaliste et écrivaine,
Chantal Véron, co-fondatrice de NEGAR.
Deux hommes accompagnaient cette délégation féminine:
Gérard Cardonne, journaliste et écrivain,
et Roland Frémont, de NEGAR.



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