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20-07-2018
 
 
Journée des Femmes 2010 : projection - débat autour du film afghan "OSAMA" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Journée des Femmes 2010 : projection - débat autour du film afghan "OSAMA" (Caméra d'Or Cannes 2004) le lundi 22 mars à l'Entrepot (14eme)


INVITATION

A l’occasion du centenaire de la journée Internationale des Femmes, l’Assemblée des Femmes a le plaisir de vous inviter à la projection - débat autour du film :

« OSAMA »,

du réalisateur afghan de Siddiq Barmak (2003)

Caméra d’Or du festival de Cannes 2004 (Durée: 1h 23mn)

Lundi 22 mars 2010 à 19h30 (précises - début de la projection)

Au Cinéma l’ENTREPOT

7-9 rue Francis de Pressensé

75014 Paris (Métro Pernety)

La projection sera suivie d’un débat sur la situation actuelle des femmes afghanes qui risquent fort d’être sacrifiées sur l’autel d’une réconciliation imminente du pouvoir en place avec les Talibans. Ces derniers seraient donc susceptibles de revenir au pouvoir, alors que nul n’ignore que l’une de leur principales volontés est de faire entrer la Charia dans la Constitution.

Ce débat sera animé par Shoukria Haïdar, Présidente de l’association Negar, de soutien aux femmes d’afghanistan (www.negar-afghanwomen.org) et ancienne collaboratrice du Ministère de la Culture et des Sports afghan, en présence de :

- Latif Pedram, ancien candidat à la présidence de la République Afghane, Président du Parti du Congrès National ;

- Yvette Roudy, ancienne Ministre, Présidente de l’Assemblée des Femmes.

Entrée gratuite, uniquement sur inscription à l’adresse : assembleedesfemmes@gmail.com

En espérant pouvoir compter sur votre présence.

Amitiés.

Edwige Langevin

Chargée de mission pour l'ADF

www.assemblee-des-femmes.com

Avec Marina Golbahari, Khawaja Nader, Arif Herati, Zubaida Sahar, Hamida Refar

Distribué par la société « Haut et court ».

Site officiel : http://www.mgm.com/ua/osama

Une mer de burkas bleues déferle dans les rues. " Nous voulons travailler. Nous avons faim ". Très vite c'est un autre cri : " Les Talibans arrivent ! ". Fuite éperdue des femmes, tirs, jets d'eaux puissants sur les manifestantes. Dès les premières images, le réalisateur nous introduit dans l'atmosphère de l'Afghanistan des talibans qui traquent, humilient, enferment les femmes. Parmi celles-ci une femme médecin qui n'a plus le droit d'exercer. Elle vit avec sa mère et sa fille. Son mari et son frère ont été tués ; eux seuls auraient pu travailler. Sans hommes comment vivre ? La grand-mère a la solution : travestir la fillette de 12 ans en garçon. Le subterfuge réussit ; Osama, c'est le prénom qu'on lui trouve, est engagée par un petit laitier et peut ainsi faire survivre la maisonnée. Mais qui dit garçon dit école coranique et prières à la mosquée. Osama vit dans la terreur d'être découverte ; les garçons la harcèlent, les talibans l'épient, seul le jeune Espandi la défend. On sent bien qu'à un moment ou un autre, la vérité éclatera et le piège se refermera sur Osama.

Après des années d'exil Siddiq Barmak est revenu en Afghanistan. Par ce film il a voulu décrire le sort réservé aux femmes par ces " fous de Dieu ". Le visage d'Osama nous dit avec une intensité extrême, la peur, la panique qu'elle ressent à chaque nouvelle épreuve. Son air traqué, son mutisme sonnent vrai car elle a vécu cette violence. Siddiq Barmak a trouvé l'interprète, Marina Golbahari, mendiant dans une rue de Kaboul. " J'ai été fasciné " dit-il " par son regard. A travers ses yeux on lisait la tragédie, la mélancolie et une immense tristesse. " Mais c'est pourtant Osama qui apporte au film des moments de poésie, des moments de respiration : elle plante ses tresses coupées dans un pot qu'elle garde près de son lit ou bien, dans les moments les plus durs, elle s'imagine sautant à la corde comme une gamine qu'elle est. Le rêve lui permet d'échapper un moment à la réalité. Mais cette dernière est là, avec l'image qui revient souvent : de gros verrous de fer d'un autre âge symbole de l'enfermement. La fiction sait nous dire la réalité la plus cruelle. Celle d' " Osama " est terrible. Siddiq Barmak signe ici un film sincère, poignant, engagé.

La mise en scène étudiée, notamment dans la magnifique séquence du début, marque les talents prometteurs de ce cinéaste qui a reçu à Cannes une Caméra d'Or bien méritée.



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