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COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 8 MARS ORGANISEE PAR NEGAR A KABOUL
Pour la deuxième fois depuis la fin de la guerre, NEGAR a voulu célébrer à Kaboul le 8 mars, Fête internationale des Femmes et s'associer à la Marche Mondiale des Femmes
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20-01-2018
 
 
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NEGAR - LES ACTIONS de NEGAR
Index de l'article
Historique des actions de Negar en faveur des femmes
FETE du 8 MARS, JOURNEE MONDIALE des FEMMES

Créée en octobre 1996, par Shoukria Haidar, Afghane réfugiée en France, en réponse à la détresse des femmes afghanes après la prise de Kaboul par les milices Talibans, l'association NEGAR - SOUTIEN AUX FEMMES D'AFGHANISTAN avait pour but de dénoncer les exactions commises par ces milices, de faire connaître la situation des femmes et des filles d'Afghanistan, dont tous les droits, même les plus naturels, avaient été entièrement supprimés, et de sensibiliser et mobiliser le soutien international pour le rétablissement de ces droits et pour la non-reconnaissance du régime Taliban.

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Ainsi, durant toute la période de l'occupation de l'Afghanistan par les milices Talibans, NEGAR a organisé ou a participé à des milliers de rencontres, colloques, conférences à différents niveaux, entre autres à l'Assemblée Nationale française, au Sénat en France et en Belgique, au Parlement européen, aux Nations Unies, à l'UNESCO, à la Banque Mondiale...
D'octobre 1996 à la fin de 2001, nous avons organisé et participé à plus de 500 actions en France et aussi à l'étranger. Voici quelques exemples :

8 mars 1998 : A l'invitation du Parti Socialiste et à l'occasion de la Journée
Internationale des Femmes, Shoukria Haidar pouvait s'exprimer
au nom de NEGAR devant le Premier Ministre, Monsieur
Lionel Jospin, et toutes les femmes ministres du gouvernement.

Mars 1999 :
Participation à des Conférences organisées pour NEGAR à :
Le Mans, La Rochelle, Dijon, Hennebont, Morlaix, Saint-Brieuc,
Rennes, Rouen, Saintes, Saint-Nazaire

21 mars 1999 :
Manifestation de protestation contre l'interdiction de la fête
plusieurs fois millénaire du Nouvel An afghan interdit par les
milices Taliban depuis 1994 dans les zones sous leur contrôle ;
sont conviées des organisations afghanes et françaises et des
Afghans vivant en France


5 mai 1999 : NEGAR invite à l'Assemblée Nationale toutes les têtes de listes
aux élections européennes pour condamner les milices Taliban.

15 décembre 1999 : NEGAR participe au colloque « la menace terroriste
islamiste et l'avenir de l' Afghanistan » au Sénat

Mars 2000 : Conférences organisées dans différentes villes de France

Mai 2000 : Conférences organisées à Lyon, à Toulouse et en Italie

27 et 28 juin 2000 :

Dans le but de faire entendre la voix des femmes afghanes qui, étouffée par le régime Taliban, était absente au niveau international, et pour les aider à garder espoir en leur faisant prendre conscience du soutien international, NEGAR a réussi à réunir plus de 300 femmes afghanes, activistes pour la défense du droit des femmes, représentatives de la société afghane, venues de différentes régions de l'intérieur de l'Afghanistan ou réfugiées à l'extérieur, dans une grande conférence à Douchanbé, capitale du Tadjikistan.

Elles étaient soutenues par plusieurs dizaines de femmes, venues des 5 continents leur témoigner leur soutien.

Elles ont alors exprimé leur volonté en rédigeant une Charte de leurs droits fondamentaux, la « Déclaration des Droits Fondamentaux de la Femme Afghane » qui, diffusée ensuite au niveau mondial, affirmait leur opposition au régime Taliban, et dont le Manifeste de Soutien a ensuite été signé par des centaines de milliers de personnes dans le monde entier, dont beaucoup de responsables politiques européens et américains, qui s'engageaient ainsi contre la reconnaissance du régime Taliban.


Septembre 2000 : NEGAR participe à la Marche Mondiale des Femmes à
Bruxelles puis à New-York, après y avoir participé en janvier à Paris

Décembre 2000 :
NEGAR organise une exposition au CRDP d'Amiens


Septembre 2001 : Avec l'aide du Collectif National pour les Droits des
Femmes, NEGAR organise à Paris une grande manifestation à laquelle
ont participé plus d'une centaine d'associations et collectifs
féministes, de syndicats et de partis politiques, et qui a regroupé plus
de 5000 personnes.
Dès la chute du régime Taliban, en décembre 2001, NEGAR s'installait officiellement à Kaboul où elle organisait les premières conférences mixtes, avec pour objectif de remettre en place la normalité.
Les actions de NEGAR continuaient à avoir pour but la réinstauration officielle des droits des femmes et l'égalité des droits entre les hommes et les femmes dans la nouvelle constitution de l'Afghanistan.
C'est pourquoi NEGAR a organisé des conférences de trois jours, d'information, de sensibilisation et de mobilisation des femmes, non seulement à Kaboul, mais aussi dans neuf autres régions, en 2002, et plus encore en 2003.
Ces conférences ont culminé en décembre 2003 avec une grande conférence de trois jours à Kaboul, à laquelle plus de 1000 personnes ont participé, dont des représentantes des différentes provinces parcourues par NEGAR, et des déléguées à la Jirga Constitutionnelle qui s'ouvrait quelques jours plus tard et devait ratifier la nouvelle constitution, affirmant entre autres l'égalité de tous les Afghans, hommes et femmes, devant la loi.
Pour préparer la Jirga Constitutionnelle qui s'est finalement tenue en décembre 2003, et qui devait officialiser la nouvelle constitution, NEGAR a lancé une chaîne de conférences à Kaboul et dans neuf des provinces les plus peuplées de l'Afghanistan, dont l'objectif était d'informer, de sensibiliser, de mobiliser les politiques locaux, les femmes actives des différentes provinces, et les élus à la Jirga Constitutionnelle.


Les conférences ont commencé le 3 août 2003 à Kaboul, lors d'une cérémonie officielle et historique, en présence de plusieurs ministres et vice-ministres du gouvernement afghan, dont Monsieur Qanouni, ministre de l'Education Nationale.
Au cours de cette cérémonie, NEGAR a remis officiellement plus de 100 000 signatures de soutien à la Déclaration des Droits Fondamentaux de la Femme Afghane aux représentants de la Commission de la Constitution.
L'impact de cette expression du soutien national et international a été considérable, aussi bien auprès de la Commission de la Constitution qu'auprès des politiques afghans et des instances qui travaillent sur la paix en Afghanistan.


Puis, de août à décembre, NEGAR enchaînait les conférences :
Charikar, Hérat, Bamiyan, Faizabad, Samangan, Pul-I-Khumri, Kunduz, Taloqan et Mazar-I-Sharif.
Dans chaque ville, parfois en présence de délégués du soutien international, comme à Charikar, à Bamiyan et à Faizabad, une centaine de femmes participaient à nos discussions sur les thèmes du Processus de Paix, de la Constitution et de la Déclaration des Droits Fondamentaux de la Femme Afghane.
Nous avions amené avec nous des spécialistes afghans et afghanes de droit, et nous distribuions à tous les participants les documents sur lesquels nous travaillions, entre autres les Accords de Bonn, différentes Chartes Internationales des droits humains, la Déclaration des Droits Fondamentaux de la Femme Afghane et son Manifeste de Soutien que toutes les participantes signaient, les anciennes constitutions de l'Afghanistan et le texte de la nouvelle constitution quand il a été diffusé.
Le premier et le troisième jour des conférences étaient aussi présents les représentants des autorités locales qui, dans chaque ville, nous apportaient leur soutien pour l'organisation de la conférence, s'engageaient publiquement pour la défense du droit des femmes, et signaient notre Manifeste de Soutien à la Déclaration.
Dans la majeure partie de ces villes, nos conférences étaient les premières où, après la période des Talibans, les autorités et la population, hommes et femmes ensemble, se réunissaient sous le thème du droit des femmes, réfléchissaient et s'exprimaient sur une question parfois tabou dans certaines villes, celle du droit des femmes.
A la fin de chaque conférence, les participantes adoptaient une Résolution où elles formulaient leurs propositions sur les articles de la constitution ou sur ce qui n'existait pas dans la constitution et qu'elles aimeraient y voir figurer.


Enfin, au moins 10 déléguées de chaque province étaient invitées par NEGAR pour une grande conférence finale à Kaboul, les 4, 5 et 6 décembre 2003, au Cinéma Park, où plus de 2000 personnes ont pu se réunir en présence de plusieurs dizaines de représentants du soutien international.
Chaque article de la nouvelle constitution a alors été débattu, les résolutions de chaque province ont été discutées, et une Résolution commune a été adoptée à la fin de la conférence, exprimant la voix d'une grande partie des femmes afghanes et le soutien de centaines de milliers de sympathisants du monde entier.
Cette Résolution a ensuite été diffusée au sein de la Jirga Constitutionnelle, qui s'ouvrait quelques jours plus tard, à toutes les instances politiques afghanes, et à toutes les instances internationales concernées.
La Jirga Constitutionnelle, qui devait durer 10 jours, a été prolongée jusqu'à trois semaines. Les femmes qui avaient participé à nos conférences, et qui étaient déléguées de leurs provinces ou de Kaboul, ont pu défendre les points importants qu'elles avaient exprimé dans leur résolution.
En particulier, elles ont imposé la reconnaissance expressive de l'égalité des Afghans, hommes et femmes, dans la nouvelle constitution.
Ainsi, l'action de NEGAR en 2003, avec l'organisation de toutes ces conférences, s'inscrivait dans la droite ligne du but qui était fixé dès la naissance de l'association : rétablissement des droits fondamentaux de la femme dans la constitution, pour que plus jamais les femmes ne se sentent menacées, insultées, dévalorisées et opprimées, et à travers elles, les hommes et la société dans son ensemble.
En 2004, pour la première fois depuis la fin de la guerre, Shoukria se trouvait à Kaboul pour le 8 mars ; elle a donc décidé que NEGAR organiserait une fête à l'occasion de la Journée Mondiale des Femmes.



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