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COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 8 MARS ORGANISEE PAR NEGAR A KABOUL
Pour la deuxième fois depuis la fin de la guerre, NEGAR a voulu célébrer à Kaboul le 8 mars, Fête internationale des Femmes et s'associer à la Marche Mondiale des Femmes
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17-01-2018
 
 
Célébration de la Journée du 8 mars 2004 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Célébration de la Journée du 8 mars 2004
DEUXIEME PARTIE


La deuxième partie de la journée démarrait à l'étage supérieur, dans un salon de plus de 350 invités, sur le thème de la célébration de la lutte des femmes en Afghanistan, des acquis obtenus dans la Constitution, et de nos responsabilités et luttes dans l'avenir.
Elle s'ouvrait avec le discours de bienvenue de Shoukria Haidar, qui soulignait la position de NEGAR sur divers points restés flous dans la Constitution, et mettait l'accent sur l'officialisation de l'existence des femmes en Afghanistan, pour éviter qu'une fois de plus, au nom du droit des femmes, elles soient un objet manipulable pour les élections, un objet de fraude, sans présence réelle dans la société.
Shoukria invitait les invités et le gouvernement à se pencher sérieusement sur cette question, de façon à ce que l'officialisation de la pièce d'identité des femmes soit réalisée dans les plus brefs délais, et que leur participation aux futures élections soit effective aux côtés des hommes.

Puis les discours s'enchaînaient, débutant tous par un hommage à la journée mondiale des femmes.
Monsieur Manawi, vice-président de la Haute Cour de Justice, parlait au nom de la Haute Cour de Justice de l'Afghanistan, et dénonçait certains partis ou groupements islamistes qui utilisent la religion, surtout contre les droits des femmes, pour se faire une place ; il soulignait l'importance de l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, et défendait un Islam modéré avec lequel l'évolution du temps et la place des femmes dans la société ne soit pas incompatibles.

Ensuite le discours de Mme Massouda Jelal, première femme candidate aux élections présidentielles de juin 2004, invitait les femmes et les hommes à rester vigilants, à saisir les opportunités de la situation nationale et internationale, et à s'activer, à exposer leurs difficultés, et utiliser leur vote pour que les choses évoluent réellement.
Elle parlait de l'égalité des femmes et des hommes, et recommandait d'utiliser le vote comme une arme, que les femmes votent massivement pour défendre leurs intérêts, en choisissant le candidat qui garantirait ces intérêts.

Latif Pedram, lui aussi candidat aux futures élections présidentielles, poète et intellectuel vivant en France depuis quelques années, solidaire de la lutte des femmes, prit ensuite la parole pour souligner les profondes lacunes de la société afghane, dénoncer l'utilisation de la religion et la place réservée aux femmes par certains leaders politiques islamistes, ainsi que les mensonges des politiques qui parlent des droits des femmes mais s'allient avec ceux qui sont contre le droit des femmes.
Il souligna le travail qui doit se faire dans les mentalités des politiques et aussi auprès des femmes pour qu'elles prennent conscience de leurs droits et de leur place réelle dans la société.

Mme Assefa Kôkar, juge de la Haute Cour de Justice et membre du ‘Gender Group in Afghanistan' intervenait ensuite, suivie de Mme Soraya Parlika et de Mme Guissou Jahanguiri, journaliste iranienne, qui exprimait la solidarité internationale et son importance.
Cette deuxième partie s'achevait avec la lecture d'un poème, par Mlle Noshafarine, élève du lycée Dehképak.
La troisième partie de la soirée consistait en un spectacle.

D'abord une pièce de théâtre, jouée par le Théâtre National d'Afghanistan dirigé par Mme Gul Makaï Shah, présidente du Théâtre National, qui a fait l'honneur de nous présenter la pièce qu'elle avait montée pour l'occasion ; 13 acteurs et actrices étaient sur la scène, encadrés par 8 personnes s'occupant du son et lumière, et jouaient la pièce intitulée ‘La Séparation', pièce qui mettait l'accent sur les rapports mères - fils et belles-filles, et la fragilité de la relation entre les 3, tout en laissant à la fin libre jugement aux spectateurs. Pièce tragi-comique, très applaudie par l'ensemble des spectateurs.

Suivait une démonstration artistique de gymnastique rythmique et sportive par de jeunes filles et garçons de l'Equipe Nationale de Gymnastique qui réalisaient des figures difficiles, peut-être d'un niveau élémentaire sur la scène internationale, mais révolutionnaire pour un Afghanistan qui sort de la guerre.
Les spectateurs enthousiasmés regardaient le spectacle avec des yeux ronds et applaudissaient les grands écarts des filles et des garçons, les roues, les sauts périlleux et autre ponts bouclés, réalisés en individuels ou en groupes.

Un spectacle comique de mime lui succédait, toujours par l'équipe du Théâtre National dirigée par Mme Gul Makaï Shah, qui mettait l'accent cette fois sur le comportement gênant des garçons à l'égard des filles qui osent sortir de façon indépendante ; il montrait que les garçons se conduisent souvent maladroitement, ne se rendant pas compte qu'ils dérangent les jeunes filles qui essaient d'être libres et à l'aise à l'extérieur et dans la société.
Les acteurs, avec leurs gestes caricaturés, et les vêtements de clowns des garçons, faisaient rire aux éclats les spectateurs qui applaudissaient, les yeux rivés à la scène, ce qui était beau à voir, qu'après tant de tristesse, il y ait autant de musique, de rire et de joie.

Non, ils n'ont pas perdu la capacité de rire !

La quatrième partie démarrait avec des chants et de la musique du groupe de Qaïss Hachem. Des groupes de jeunes se mettaient alors à danser dans une ambiance amicale et respectueuse, et toute la salle applaudissait au rythme de la musique. La musique s'arrêtait pour le repas servi dans le premier salon, à l'étage inférieur. Nous avions prévu 270 personnes, mais en fait il y en eut plus de 350.

Comme notre célébration avait lieu en fin de journée et en soirée, pour que les représentantes des différentes provinces puissent participer, NEGAR avait organisé un système de transport pour les reconduire dans leurs quartiers respectifs. Le programme s'est achevé vers 22 h.30.

GALERIE PHOTOS du 8 mars 2004



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