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17-01-2018
 
 
Soutien à l'éducation des filles après le départ des talibans (2002 - 2003) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Soutien à l'éducation des filles après le départ des talibans (2002 - 2003)
Ann

par Chantal, responsable de la commission éducation de NEGAR




ANNEE 2002


I - Réhabilitation d'établissements ruinés pendant la guerre de Kaboul et financés par le Ministère de l'Education français et la campagne « Libérer le savoir »

1- Le collège Wazir Akbar Khan (Kaboul, quartier Parwan)
(Projet Ministère et « Libérer le savoir »)

Le collège Wazir Akbar Khan est situé dans le quartier Parwan, qui s'étage sur une colline de Kaboul dans la zone ouest de la ville.
C'est un quartier populaire qui n'a pas été ruiné par la guerre, bien qu'ayant pendant plusieurs années essuyé des tirs de roquettes lancées en particulier par les Talibans avant qu'ils ne s'emparent de la ville en septembre 1996.

Le collège était autrefois une maison particulière qui a été léguée au Ministère de l'Education afghan par son propriétaire.
Il se présente sous la forme de deux bâtiments séparés par une cour ; les bâtiments sont entièrement délabrés et figurent depuis 1995 sur la liste établie par le Ministère de l'Education des bâtiments à réparer en priorité.

Il accueille 1 500 élèves, garçons et filles du quartier, du CP à la Troisième, avec 43 professeurs femmes, 12 professeurs hommes, 2 fonctionnaires et 1 gardien.

Tout est à refaire : le toit de métal est rouillé, les façades sont abîmées, les murs des classes sont lépreux, les fenêtres sont inexistantes, les portes aussi sont lépreuses, le système électrique et celui d'arrivée d'eau sont entièrement à refaire, il n'y a ni chaises ni tables et les élèves sont assis par terre.

Les réparations se sont terminées au mois de juin.

Les travaux ont porté sur :

1-Le toit :
La couverture de métal était entièrement rouillée et le toit a dû être refait à neuf.
Surface totale des toits des 2 bâtiments : 850 m2
Dépense totale pour les 2 bâtiments : 4 864 $

2-Les façades :

Pour 2 bâtiments, il y a 4 façades nord-sud de 23m. sur 8m., et 4 façades est-ouest de 11m. sur 8m.

Surface totale des façades : 1 088 m2
Dépense totale en maçonnerie, peinture et menuiserie : 1 103 $

3-Les salles et les couloirs :

Il y a 8 couloirs et 32 salles

Surface totale : 478,52 m2
Dépense totale en maçonnerie, peinture et électricité : 7 284 $

4-Les portes et les fenêtres :

Les boiseries des fenêtres ainsi que les portes ont pu être réparées
Il y a 52 portes, 6 portails et 32 fenêtres de tailles différentes

Dépense totale en menuiserie : 7 280 $
Dépense totale en vitrage : 798 $

4-Les toilettes et le réservoir d'eau :

Le réservoir d'eau, qui avait gelé était inutilisable ; il a été réparé de façon à ce que l'eau soit potable.
Pour les toilettes qui se trouvent dans les deux bâtiments, il a fallu creuser les canalisations pour les rendre utilisables.

Dépense totale : 388 $

5-Le laboratoire et la bibliothèque :

Une salle a été arrangée en laboratoire et l'autre en bibliothèque.
Des armoires et des étagères ont été installées le long des murs disponibles.

Dépense totale : 1 968,6 $


6-Les chaises et les tables :

Une centaine de bancs + bureaux (chacun pour 3 élèves) ont été fabriqués par un artisan du quartier et livrés à l'école le 25 août.

Dépense totale : 3000 $


2- Le lycée Dehkepak (Kaboul, quartier Parwan)
(Projet Ministère »)

Le lycée Dehkepak est situé aussi dans le quartier Parwan, qui s'étage sur une colline de Kaboul dans la zone ouest de la ville.

Il se présente sous la forme de deux bâtiments situés dans deux cours différentes ; les bâtiments sont très délabrés et nécessitent des réparations urgentes.

Il accueille 4000 élèves, garçons et filles du quartier, du CP à la Terminale, avec une centaine de professeurs et agents d'entretien, pour la plupart des femmes.

Les réparations se sont terminées au mois de août. La directrice a pris l'initiative de prolonger d'une semaine les vacances d'été, pour la poursuite des travaux ; comme il faisait très chaud (40°), le gouvernement a ensuite accordé à toutes les écoles 10 jours de vacances supplémentaires. Les réparations ont ainsi pu se faire dans de bonnes conditions.
Les 2 garages ont été transformés en salles de classe supplémentaires : les portes ont été murées, des fenêtres et une porte ont été installées.
Une centaine de bancs et bureaux pour 3 élèves ont été livrés.



3- Le lycée Mir Bahram Shah (Vallée de Khost, Province de Baghlan)
(Projet Ministère et « Libérer le savoir »)

Ce lycée est situé dans la vallée de Khost (province de Baghlan). De la ville de Taloqan (province de Takhar), on se rend à Fakhar (même province). De là, on prend un 4X4 et on monte avec beaucoup de difficultés jusqu'au col de Siakutcha ; on redescend ensuite dans la vallée de Freng et à la fin de la journée, on arrive dans la vallée de Khost.

La vallée de Khost (Province de Baghlan)

C'est une immense vallée cerclée de montagnes, sans route et sans aucune ONG.
La vallée étant située à une altitude assez élevée (plus de 2000 m.), l'hiver est très long et très froid.
Les 95 000 habitants sont répartis dans la vallée principale et 5
vallées adjacentes, accessibles seulement en jeep ou à cheval.
Ce sont des paysans tadjiks, qui cultivent du riz, du blé et de l'orge. L'eau est très abondante (rivières, canaux), mais la vallée ne peut nourrir ses habitants que pour 6 mois.
Beaucoup sont donc obligés de s'expatrier pour trouver du travail et aider leurs familles.
La vallée étant isolée, elle n'a subi qu'une invasion des soldats soviétiques, et peu de bombardements. Elle est totalement exempte de mines.
Elle servait de base arrière au Commandant Massoud et n'a pas vu l'ombre d'un Tâleb. Les habitants ont perdu 400 martyrs et ont un millier d'infirmes de guerre.
Il n'y a pas un seul médecin, pas de clinique, pas de médicaments. Les maladies comme la malaria, la tuberculose, le choléra, l'hémiplégie due à la tension, sont très répandues et les habitants n'ont aucun moyen de se soigner.

L'éducation :
Il y a 15 écoles, dont 2 lycées, dont la moitié accueille des filles, dans les 6 vallées. J'ai vu les 2 lycées, dont l'un n'est pas trop dégradé, et une école primaire sans portes, ni fenêtres, ni sol cimenté...Toutes les autres écoles sont dehors, sous tente ou sous yourte traditionnelle. L'UNICEF a fait parvenir environ 10% des besoins en matériel scolaire.

Le Lycée Mir Bahram Shah :
Il est situé à 45 mn. de jeep du bazar principal de Khost. Le bâtiment a été bombardé par les Soviétiques et jamais reconstruit par manque de moyens.

Il s'agit d'un bâtiment principal de 10 classes, dont les habitants ont voulu rebâtir les murs car il n'en restait rien du tout ; donc il y a des murs de 1m70 de haut en briques crues sans rien d'autre. Le sol de terre est tout en creux et en bosses. Il faut carrément tout démolir pour refaire un bâtiment qui en soit un.

De l'autre côté du terrain (avec arbres centenaires) se trouve un deuxième bâtiment de 6 classes en terre à moitié effondrée, avec un semblant de toit pour 3 classes, un sol de même accabit que l'autre bâtiment, qui doit aussi être entièrement démoli et reconstruit ; il sert d'abris aux ânes de passage quand les enfants ne sont pas là.

Il y a aussi une ancienne clinique en meilleur état qui sert de salles de classe aux filles.
Le lycée compte 1300 garçons de la 1° à la 12° classe, et 200 filles de 1° et 2° classe.
Il y a 33 professeurs, dont une femme, un directeur et 7 agents.

Estimation du coût de la reconstruction : 32 208 $

Les travaux ont commencé en octobre et s'achèveront l'année suivante.


4 - Le lycée de Chotol (Province de Parwan)
(Projet « Libérer le savoir »)

Le lycée est situé dans une petite vallée adjacente à la vallée du Panjshir
Il compte 400 garçons de la 1° à la 12° classe, et 150 filles de la 1° à la 3°
classe, 14 enseignants et 3 enseignantes.

Il comporte un seul bâtiment en U construit par les habitants eux-mêmes
pendant la guerre, en pierres et pisé. Il y a 12 salles, sans fenêtres ni portes,
les sols ne sont pas cimentés, le toit est à refaire ; l'ensemble ressemble plutôt
à un abri pour les animaux qu'à une école.

Les réparations ont commencé au printemps et se sont poursuivies jusqu'en
juin, avec beaucoup de difficultés dues à l'éloignement de la rivière qui
fournissait l'eau et le sable nécessaires aux travaux, aux inondations de
printemps, et à la difficulté d'accéder jusqu'à l'école située de l'autre côté
d'un col très difficilement accessible.

Une centaine de bancs et bureaux pour 3 élèves ont été livrés, ce qui est
suffisant pour l'ensemble des classes.

II - Autres actions

1- Le lycée de Sangona (Vallée du Panjshir, Province de Parwan)

Le lycée est situé dans la moitié supérieure de la vallée du Panjshir.
Il compte 636 élèves qui viennent à pied de 6 villages différents. Il y a 268 filles de la 1° à la 12° classe, et 368 garçons de la 1° à la 11° classe, 16 enseignantes et 13 enseignants, 1 directeur et 7 agents.

Le bâtiment principal a été réhabilité par NEGAR : peinture intérieure et
extérieure, réparation des portes et des fenêtres, pose des vitres.



2- Fourniture de matériel scolaire à ceux qui en ont besoin :

a) Tableaux :
15 pour le lycée de Oulouswali Salang
10 pour le lycée de Oushtourgeram (Kapissa)
9 pour le collège de Badjgah (Baghlan)
5 pour l'école de Qabezan (Panjshir)
3 pour le lycée de Sangona (Panjshir)
TOTAL : 42

b) Tapis :
6 pour l'école de Qabezan (Panjshir)
4 pour l'école de Lalmaï (Salang)
TOTAL : 10

c) Fournitures scolaires pour :
481 élèves du lycée de Oushtourgeram
67 élèves du lycée de Oulouswali Salang
41 élèves de l'école de Lalmaï (Salang)
74 élèves de l'école de Badjgah
173 élèves du lycée de Sangona

3- Confection d'uniformes :

Cinq établissements ont demandé la confection d'uniformes scolaires
pour les enfants, les familles étant pauvres, et n'ayant pas la possibilité de
toujours habiller correctement les enfants : le collège de Badqol, le lycée
de Sangona, les écoles de Malaspa et Nawalidj et Rahmankheil.

Les veuves sans ressources sachant coudre étant nombreuses dans ces
deux villages, et ayant déjà été recensées par une aïeule très dynamique du
hameau de Changaram, à côté de Badqol, il a été très facile d'organiser un
petit groupe de couturières qui cousent des uniformes pour les enfants des
cinq villages.

NEGAR a fourni 21 machines à coudre et 21 ciseaux de couturier à 21 couturières, et le tissu, le fil, les boutons et les élastiques nécessaires pour confectionner des uniformes pour les 560 élèves filles des 5 établissements.

Les couturières garderont la machine en paiement de leur travail, et pourront réaliser par la suite d'autres programmes selon les besoins et nos possibilité.

Galerie Photos 2002



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