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20-01-2018
 
 
Aide apportée par NEGAR dans le domaine de l'éducation (2003-2004) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

1) Distribution du matériel scolaire récolté par Solidarité Laïque

Les cartons arrivés de France renfermaient des fournitures hétéroclites, et j’ai eu environ une semaine de travail pour tout classer, petis cahiers, grands cahiers, cahiers de CP, de dessin, de TP, de textes, petits classeurs, grands classeurs, feuilles…, stylos, feutres, crayons de papier, de couleurs, gommes, ciseaux, colle…, cartables, trousses… Je tiens à distribuer les fournitures à chaque enfant, selon sa classe, et à ne pas simplement déposer quelques cartons dans une administration, malgré le travail que ça demande.

• A Kaboul :

L’aide de NEGAR devait concerner les 2 établissements réhabilités par NEGAR avec le soutien financier du Ministère de l’Education français et la campagne des syndicats enseignants “Libérer le Savoir”, soit le Collège “Wazir Akbar Khan” et le lycée “Dehképak” dans le quartier “Parwan”. Les filles de “Wazir Akbar” ayant déménagé dans un autre établissement, l’aide a concerné aussi ce troisième établissement.
Comme l’aide de l’UNICEF est plus importante sur Kaboul que partout ailleurs, mais ne concerne que les Primaires, j’ai concentré l’aide de NEGAR sur les classes du Secondaire.

Les élèves du Secondaire des trois établissements ont reçu 1333 cahiers, et 820 stylos; des fournitures ont aussi été données aux professeurs et à leur administration.

• Au Panjshir :

Comme certaines écoles avaient déjà reçu l’aide de l’UNICEF et que de l’aide devait encore arriver, j’ai pour le moment distribué dans les deux lycées réhabilités par NEGAR, “Sangona” et “Chotol”, et dans un collège d’une vallée adjacente, le collège de “Tambana”.

Les élèves du Secondaire des trois établissements ont reçu 2389 cahiers, 502 crayons, 322 gommes, 997 stylos, 405 boîtes de crayons de couleur ou de feutres, 97 règles, 29 classeurs. Les meilleurs élèves ont reçu des cartables ou des trousses. Les professeurs et leur administration ont reçu classeurs, feuilles, stylos, colle, scotch, et ciseaux.

Du lycée de Sangona dépendent des élèves qui viennent à pied dans la montagne de villages situés à plusieurs kilomètres à la ronde.
Les CP, CE1, CE2 du village de “DO-AB” sont trop petits pour parcourir la distance qui les sépare du lycée et sont scolarisés près de leur village, dehors, sur un lieu de pélerinage. Vu leurs conditions très difficiles, et l’aide de l’UNICEF n’étant pas encore arrivée, je leur ai distribué 160 cahiers, 114 crayons, 107 bics, 200 crayons de couleur, 50 règles, des gommes, taille-crayons, et pour leurs instituteurs, des classeurs, des feuilles, des craies et des stylos.

Du collège de Tambana dépendent aussi 3 classes de filles de CP, CE1, et CE2, situées trop loin et qui étudient dans la maison de leurs instituteurs. Sans aide de l’UNICEF, elles ont reçu 200 cahiers, 100 crayons, 106 bics, 200 crayons de couleur, des gommes, taille-crayons, règles et papier.

Le reste de l’aide sera distribué cet été aux écoles qui n’auront pas reçu d’aide de l’UNICEF car trop éloignées.

• Dans la vallée de Khost (Province de Baghlan)

Il s’agit de cette “Vallée Perdue” dont personne ne s’occupe et où NEGAR reconstruit 1 lycée et 1 collège, et où, l’an dernier, l’aide de l’UNICEF était pratiquement inexistante. J’ai donc distribué de l’aide aux Primaires et aux Secondaires du lycée “Mir Bahram Shah”, du collège de “Kundjak”, et des écoles primaires de “Tchahr Bar Payam”, “Farzo”, “Farhambol”, “Khoshk Darra”, “Mianshahr”, “Woutch”, et aussi “Shahr Mazar” qui se trouve de l’autre côté du col de “Palfi” quand on retourne sur Nahrin.

Les élèves ont reçu 3938 cahiers, 2129 crayons, 4790 stylos, 337 boîtes de crayons de couleur, des ardoises, 270 gommes, des protège-cahiers, des taille-crayons. Les meilleurs élèves ont reçu des trousses, trop peu nombreuses pour être reçues par tous. Les professeurs ont reçu cahiers, classeurs, ramettes de papier, craies, colle, scotch, ciseaux… L’aide n’a pas pu atteindre tous les enfants, le nombre des enfants scolarisés dans la vallée m’étant inconnu. Un complément d’aide sera distribué cet été.

Total des fournitures distribuées:

8020 cahiers, 6820 stylos, 2845 crayons, 600 gommes, 600 boîtes de crayons de couleur, 300 règles, 80 classeurs, des centaines de paquets de feuilles…


2) Reconstruction et réhabilitation de 2 établissements scolaires dans la vallée de Khost

La vallée de Khost compte 95 000 habitants, petits paysans qui cultivent le riz, et aussi le trèfle pour nourrir les nombreux chevaux qui leur servent de moyens de transports, les routes étant pratiquement inexistantes; ils vivent dans de petits villages de pisé dispersés dans la vallée principale et les vallées adjacentes.
C’est une vallée à l’écart de tout, accessible en jeep “tout terrain” depuis un an seulement et par un seul col à près de 4000 mètres d’altitude, bloqué par la neige d’octobre à juin.
La vallée a servi de refuge aux résistants du Panjshir pendant les attaques soviétiques, et de lien entre le Panjshir et la province de Takhar, derniers bastions résistant aux Talibans.
Elle retombe maintenant dans l’oubli; ses 15 établissements scolaires sont tous en ruines ou n’existent que parce qu’il y a des professeurs et des élèves, mais pas de bâtiments. Aucune ONG n’est présente sur place, il n’y a pas de médecins, ni de médicaments, ni aucune aide à l’éducation.

Pour redonner un peu d’espoir aux habitants qui ont toujours soutenu la résistance, depuis 1979, ont eu beaucoup de morts, de blessés, d’orphelins et de veuves de guerre, et se sentent maintenant abandonnés de tous, NEGAR a décidé de reconstruire un lycée et de réhabiliter un collège, malgré les difficultés d’accès, de logement sur place, le manque de moyens de construction et d’ouvriers qualifiés.

Deuxième expédition (avril-mai 2003)

Après un début de reconstruction du lycée “Mir Bahram Shah” en octobre dernier, interrompu par l’hiver, j’y suis retournée, avec les responsables des travaux, à partir de Nahrin, par le col de Palfi devenu maintenant impraticable.

Trois d’entre nous sommes partis en jeep, et les trois autres avec deux camions “6 roues”, chargés de transporter le ciment, les outils, et les cartons de “Solidarité Laïque”.
L’an dernier, nous avions les fonds du Ministère de l’Education français et de l’opération “Libérer le Savoir” des syndicats enseignants pour le lycée “Mir Bahram Shah”, et cette année, nous avons les fonds de “Solidarité Laïque” pour le collège de “Kundjak”

Le lycée Mir Bahram Shah

Il compte 1226 garçons du CP à la Terminale et 245 filles du CP au CE2, la scolarisation des filles étant récente dans ce village.
L’automne dernier, nous avions reconstruit les murs en briques crues et pisé, et le toit, des deux bâtiments. Il n’y a aucune possibilité de les faire en briques cuites ou en pierres.
Cette année, nous avons commencé le revêtement des murs, le nivellement et le revêtement des sols; nous avons fait faire des portes et des fenêtres chez le seul menuisier du coin qui vit dans un village à plusieurs heures de marche, et qui les a ammenées à dos d’ânes.


Retrouvez toutes les photos de ce rapport, cliquez

Le collège de Kundjak

Il compte 476 garçons du CP à la Troisième et 271 filles du CP au CM2.
Le bâtiment a été construit par les habitants eux-mêmes, mais ne comporte que des murs de briques crues et un toit de pisé.
Nous faisons le revêtement des murs, le revêtement des sols, les portes et les fenêtres.

Il a été très difficile de trouver des ouvriers compétents; nous avions heureusement emmené de Kaboul 3 spécialistes de la maçonnerie que nous avons laissé sur place pour finir les travaux, car nous ne pouvions pas rester plus de 10 jours. Le prix de la journée de travail d’un ouvrier sur place est 2 fois plus élevé qu’à Kaboul.
D’autre part, les prix du bois entre autres ont été multipliés par 4; une grosse ONG ayant décidé d’acheter du bois dans cette vallée pour l’utiliser dans une autre région, a payé 4 fois plus que le prix habituel.
Les 5 personnes venues de Kaboul ont dû loger dans la petite salle qui sert d’administration à l’école; quant à moi, j’ai logé chez un commandant du coin, très désireux de nous aider.

Les professeurs qui travaillent dans des conditions très difficiles, les élèves bien souvent morts de froid car exposés à tous les vents, et leurs familles qui hésitent à envoyer leurs petits de peur qu’ils ne tombent malades, sont bien entendu ravis de l’aide que nous leur apportons!

Les travaux ont été entièrement terminés en juin.

3) Aide ponctuelle à d’autres écoles du Panjshir

• L’école de Qabezan, toujours installée dehors, a reçu 6 tableaux et 5 tapis de plastique pour combler ses manques.

• L’école de Dashtak a reçu 6 tableaux pour remplacer les tableaux cassés.
• L’école de Do-Ab, dépendant de Sangona, a reçu 3 tableaux après avoir promis d’amener aussi les filles.

• L’école primaire de Tambana a reçu 3 tableaux car il n’y en avait pas

• Le lycée de Sangona a reçu de quoi réparer 20 bancs et tables, un bureau, un fauteuil, une armoire pour l’administration.

• Le lycée de Bozorak, qui était un lycée de garçons, accueille aussi les filles depuis la rentrée; celles-ci étaient jusqu’alors sous la tente, non selement à Bozorak, mais aussi à Djangalak, Talakan, et Deh Manjaour. Toutes les vitres du lycée étaient cassées depuis les bombardements des Talibans, et les enfants subissaient de plein fouet bourrasques de vent, pluie et grêle. NEGAR a donc décidé de remplacer toutes les vitres des 2 bâtiments.
En octobre, NEGAR a distribué des fournitures scolaires aux 300 filles du CE2 à la Cinquième.

• Le lycée de Chotol, depuis la réhabilitation opérée par NEGAR, accueille les filles du CP au CM1. Trop pauvres, les familles ne peuvent leur faire faire d’uniformes et hésitent à les envoyer avec des habits trop rapiécés. Comme l’année dernière dans d’autres villages, NEGAR a donc lancé un programme de couture d’uniformes. Les femmes du village dans le besoin qui connaissent la couture reçoivent une machine à coudre contre la confection d’uniformes pour 25 fillettes, NEGAR fournissant tout le nécessaire.

Nous pouvons conclure en mentionnant qu’à part les 2 lycées réhabilités par NEGAR, et 2 autres établissements construits par des associations afghanes, aucun établissement scolaire n’a été construit ni réhabilité à ce jour dans le Panjshir.


ANNEE 2004

Photos 2004, cliquez



a) organisation de cours d’hiver au lycée de filles Deh-Kepak de Kaboul :

Les cours concernaient 279 élèves de 4° classe (C.M.1) à la 12° classe (Terminale) avec 12 professeurs, pour les matières suivantes : persan, mathématiques, physique-chimie,
NEGAR a distribué du matériel scolaire aux élèves et aux professeurs, a apporté une aide pécuniaire aux 12 professeurs, aux 5 membres de l’administration et à 3 agents d’entretien. NEGAR a aussi fait don d’un poêle à bois pour le chauffage.


b) Soutien au lycée professionnel de filles de la ville de Charikar

Les représentantes de NEGAR ont rendu visite à plusieurs reprises à ce lycée et ont fait des projets pour que des élèves d’autres lycées puissent profiter de la salle d’informatique.
Grâce à l’aide apportée par nos amies de NEGAR-LILLE venues à notre conférence de Charikar du mois d’août 2003, NEGAR a fait faire des bancs et des bureaux pour 250 élèves, et a distribué des fournitures scolaires (2 cahiers, trousses garnies) aux élèves et à leurs professeurs, au cours d’une fête en présence des autorités de la province, et de la vice-ministre des Affaires des Femmes venue de Kaboul pour l’occasion.
Le repas de midi, pour 80 personnes, était pris en charge par l’association.




c) les cours d’alphabétisation du Ministère de l’Agriculture

Suite à la demande du Ministère de l’Agriculture faite à NEGAR pour que l’association apporte un soutien aux cours d’alphabétisation rassemblant des hommes et des femmes et dépendant de ce ministère, NEGAR a fait don de 300 cahiers et 300 stylos aux élèves et à leurs professeurs.
Les élèves sont des employés du Ministère et des gens du quartier. Ils sont répartis en 4 niveaux. Il y a aussi des enfants qui suivent des cours de soutien en persan et mathématiques.
Les professeurs sont en majorité des femmes.

d) Aide à la Direction de l’Education du Panjshir

Le matériel utilisé par la Direction de l’Education du Panjshir étant hors d’usage, NEGAR a fait faire 1000 photocopies de pages de résultats d’examen qui ont été distribuées aux professeurs d’une dizaine d’écoles.

e) Réparations du lycée de Sangona (Province de Panjshir)

Le soutien de l’association à ce lycée, le seul qui accueille des filles jusqu’en Terminale dans toute la province de Panjshir, commencé en 1999, a continué chaque année jusqu’en 2004 où une explosion d’origine inconnue a endommagé une grande partie du bâtiment principal.
Le directeur du lycée, ainsi que les notables du village, ont cherché de l’aide auprès de diverses associations, dont NEGAR, pour engager les réparations du bâtiment.
Comme il n’existait pas de chemin carrossable jusqu’au sommet de la colline où se trouve le lycée, aucune association n’a accepté d’engager des réparations, vu les difficultés qu’il y aurait à amener des matériaux jusqu’au lycée.

Le Ministère de l’Education afghan a donc demandé à l’association NEGAR, qui soutenait ce lycée depuis des années et qui disposait d’un budget pour continuer cette aide, de construire un chemin carrossable jusqu’au lycée, puis d’engager les réparations.

Les travaux ont ainsi commencé le 10 juillet et se sont achevés le 10 septembre 2004.

Description du lycée en 2004 :

- Les élèves viennent des villages de Sangona, Ourou, Bôrak, Omarz, Tambana, Astâna et Badqol.
- Nombre de filles : 260, de garçons : 361
- Les cours ont lieu en 2 temps, les filles le matin, et les garçons l’après-midi
- A 1 directeur et 1 sous-directeur pour les garçons, 1 directeur et 1
sous-direcrice pour les filles, 17 professeurs femmes et 14 professeurs
hommes, et 7 agents d’entretien
- Est constitué d’1 bâtiment principal de 8 pièces, dont 7 salles de classes
et 1 salle d’administration, et d’1 bâtiment secondaire de 3 salles de classe
et 1 réserve.

La réalisation a porté sur :

• La construction d’un chemin carrossable de 400 m. de longueur, de la route principale jusqu’au lycée.
• Le dégagement du terrain de tous les gravats résultant de l’explosion
• La reconstruction de 3 salles de classe, et de la moitié du couloir
• La reconstruction de la moitié du plafond
• La réfection de tout le toit
• Le remplacement des 8 portes d’entrée des 8 salles, et des 2 portes vitrées doubles d’entrée dans le bâtiment
• Le remplacement de 7 fenêtres et la réparation de 7 autres
• La peinture intérieure et extérieure de l’ensemble du bâtiment
• La fabrication de 3 tableaux noirs en ciment et la peinture des 4 autres


f) Réhabilitation du collège de Tambana ( Province de Panjshir )

L’école-collège de Tambana est située dans la vallée de ‘‘Darra’’, adjacente à la vallée principale du Panjshir, Département de Panjshir, à 2200 m. d’altitude et 130 kms. de la capitale Kaboul.

Le bâtiment d’école a été construit il y a une dizaine d’années par les habitants du village de Tambana eux-mêmes, et est situé sur un point culminant, au bord de la petite route non goudronnée qui s’enfonce dans la vallée.
Faute de moyens, et devant faire face à la poursuite de la guerre jusqu’en novembre 2001, les habitants n’ont jamais pu finir la construction.

En 2001, la représentante de NEGAR, qui apportait un soutien en matériel scolaire aux écolières et à leurs professeurs, a ainsi constaté l’état misérable dans lequel elles se trouvaient : le bâtiment, sans vitres, sans finition des murs, avec des portes cassées, était ouvert à tous les vents, les enfants étaient assis sur le sol de terre battue, le revêtement des murs s’effondrait, le toit laissait passer des gouttières…

Après la fin de la guerre, le gouvernement est confronté à la reconstruction de tout le pays, et se voit obligé de faire appel à l’aide extérieure.
Jusqu’en 2004, aucune ONG n’étant venue en aide à cette école, l’association NEGAR a proposé au représentant de Solidarité Laïque, Roland Biache, venu en Afghanistan en mai 2004, de financer la réhabilitation de l’établissement, où 672 élèves, garçons et filles, sont actuellement scolarisés.

Les travaux ont ainsi pu commencer le 19 septembre et se sont achevés le 17 décembre 2004.

Description du collège en 2004 :

- Les élèves viennent de l’ensemble du village, habitat très dispersé.
- Nombre de filles : 152, de garçons : 520
- Les cours ont lieu en 2 temps, la moitié des élèves venant le matin et l’autre moitié l’après-midi
- A 1 directeur, 1 sous-directeur, 21 professeurs, et 4 agents d’entretien
- Est constitué de 2 bâtiments de 5 pièces, dont 8 salles de classes, 1 salle d’administration, et une réserve.

Les travaux ont comporté :

• La réfection totale du toit
• La réfection du plafond de la dernière salle
• La reconstruction du mur du fond de la 1° salle
• La pose de poutrelles et de planches de protection le long du toit, sur les 4 côtés
• La pose de zinguerie sur le toit pour l’évacuation des eaux de pluie
• La couverture des murs intérieurs et extérieurs en ciment ainsi que la réfection de la couverture de pisé si nécessaire
• La confection de tableaux noirs en ciment dans chaque salle de classe
• La peinture des murs intérieurs et extérieurs
• La pose de portes neuves
• La réparation des fenêtres et la pose des vitres
• Le cimentage des sols de toutes les salles
• Le comblage des petites fenêtres du côté de la colline
• Le cimentage d’une rigole d’évacuation des eaux de pluie derrière le bâtiment
• L’aplanissement et l’agrandissement de la petite cour actuelle
• La pose d’une barrière métallique autour de la cour avec 2 portails d’entrée
• La construction d’escaliers pour rentrer dans les salles, et de 2 grands escaliers d’accès à chaque extrémité de la cour, menant vers la route en contre-bas

Ce collège, construit par les habitants eux-mêmes pendant la guerre, n’avait, faute de moyens, jamais pu être terminé ni entretenu, et tombait en ruine. Devant le désespoir des enseignants et des élèves, filles et garçons, aucune aide n’arrivant dans ce coin isolé, NEGAR a entrepris la réhabilitation complète des 2 bâtiments qui le composent. Les travaux se sont achevés en décembre.


g) le collège de Tawakh (Province de Panjshir)

Le collège de Tawakh est situé dans le Département de Panjshir, dans le village du même nom, à 2000 m. d’altitude.

Créée en 1970 pour scolariser les garçons du village, cette école fut détruite, ainsi que la totalité du village, par les bombardements soviétiques des années 80, et n’a jamais pu être reconstruite, la guerre ayant continué jusqu’en novembre 2001, et le gouvernement actuel devant faire face à la reconstruction de tout le pays.
Actuellement, les garçons sont scolarisés dans 3 containers abandonnés par l’armée soviétique, et les filles, qui ont commencé à être scolarisées en 1998, dans une petite mosquée et sous une tente de l’UNICEF.

Pendant 2 ans, en 2000 et 2001, la représentante de NEGAR a apporté une aide en matériel scolaire aux écolières et à leurs professeurs, et a ainsi constaté l’état misérable dans lequel elles se trouvaient.
D’où est venue l’idée, après la fin du régime Taliban, de chercher des financements pour enfin construire une école qui puisse accueillir décemment les garçons et les filles du village.

L’écrivain Gérard Cardonne, qui avait participé à la Conférence des Femmes Afghanes organisée par NEGAR en l’an 2000 à Douchanbé, et avait pu se rendre à cette occasion dans la vallée du Panjshir où il avait constaté la grande pauvreté de ses habitants, résistant malgré tout aux offensives des Talibans, promit alors au Commandant Massoud de financer la construction d’une école dans un village du Panjshir.
Resté fidèle à ses engagements en faveur des femmes afghanes et à sa promesse au Commandant Massoud, et toujours en contact avec NEGAR, il revenait en 2002 participer à la Conférence des Femmes Afghanes organisée par NEGAR à Kaboul, et accompagnait les représentantes de NEGAR dans la vallée du Panjshir, où elles lui proposaient de financer la construction de l’école de Tawakh, ce qu’il s’est engagé à accomplir, à la grande joie des petites filles et de toute la population du village.

En 2004, l’école de Tawakh était élevée par le Ministère de l’Education afghan au rang de collège. Le Ministère ayant confié la construction d’un bâtiment pour les garçons à une autre association, NEGAR, en collaboration avec Gérard Cardonne et son association « Le Cercle du Rhin », va construire un bâtiment pour les filles.
Les travaux ont débuté en octobre 2004 et s’achèveront fin avril 2005.

Description du collège en 2004 :

- Les élèves de primaire viennent de l’ensemble du village, et les élèves du secondaire viennent aussi des villages voisins.
- On compte 283 filles et 253 garçons
- Est prévu pour 2 temps (matin et après-midi) pour environ 600 filles.
- A 1 directeur, 13 professeurs, 2 agents d’entretien

La construction comportera :

- Un bâtiment principal de 8 salles de classes, 4 salles d’administration, 1 salle pour le gardien et 2 salles de réserve en sous-sol.
- Le tour extérieur du bâtiment sera cimenté, et sa façade postérieure longée d’une rigole d’évacuation des eaux de pluie.
- Des allées cimentées joindront l’entrée de l’établissement et l’entrée du bâtiment.
- Un mur de soutènement du terrain de 5 m. de hauteur servira de protection contre la rivière saisonnière, et sera surmonté d’une barrière de protection de 1 m. de hauteur.
- Un escalier de quelques marches joindra la cour au sentier situé en contre-bas.
- Un portail métallique sera posé à l’entrée de la cour

Le soutien apporté par Gérard Cardonne venu en décembre 2003 assister à la Conférence des femmes afghanes de Kaboul a permis à NEGAR de compléter toutes les démarches administratives pour la régularisation de la donation du terrain pour la construction du bâtiment.
NEGAR a amené à Tawakh un ingénieur de la Direction de la Construction du Ministère de l’Education qui a établi le plan du terrain et dessiné les plans du futur bâtiment.
Une entreprise contactée a amené un bulldozer disponible sur place, qui a aplani et agrandi le terrain.
La construction se faisant en pierres, les pierres sont extraites d’une carrière proche et apportées sur le terrain.
En octobre, la construction a pu commencer et en décembre les murs étaient déjà finis. Il restera le toit et les finitions intérieures à terminer au printemps quand le temps sera plus clément, les hivers étant très rudes dans le Panjshir.


a) organisation de cours d’hiver au lycée de filles Deh-Kepak de Kaboul :

Les cours concernaient 279 élèves de 4° classe (C.M.1) à la 12° classe (Terminale) avec 12 professeurs, pour les matières suivantes : persan, mathématiques, physique-chimie,
NEGAR a distribué du matériel scolaire aux élèves et aux professeurs, a apporté une aide pécuniaire aux 12 professeurs, aux 5 membres de l’administration et à 3 agents d’entretien. NEGAR a aussi fait don d’un poêle à bois pour le chauffage.


b) Soutien au lycée professionnel de filles de la ville de Charikar

Les représentantes de NEGAR ont rendu visite à plusieurs reprises à ce lycée et ont fait des projets pour que des élèves d’autres lycées puissent profiter de la salle d’informatique.
Grâce à l’aide apportée par nos amies de NEGAR-LILLE venues à notre conférence de Charikar du mois d’août 2003, NEGAR a fait faire des bancs et des bureaux pour 250 élèves, et a distribué des fournitures scolaires (2 cahiers, trousses garnies) aux élèves et à leurs professeurs, au cours d’une fête en présence des autorités de la province, et de la vice-ministre des Affaires des Femmes venue de Kaboul pour l’occasion.
Le repas de midi, pour 80 personnes, était pris en charge par l’association.




c) les cours d’alphabétisation du Ministère de l’Agriculture

Suite à la demande du Ministère de l’Agriculture faite à NEGAR pour que l’association apporte un soutien aux cours d’alphabétisation rassemblant des hommes et des femmes et dépendant de ce ministère, NEGAR a fait don de 300 cahiers et 300 stylos aux élèves et à leurs professeurs.
Les élèves sont des employés du Ministère et des gens du quartier. Ils sont répartis en 4 niveaux. Il y a aussi des enfants qui suivent des cours de soutien en persan et mathématiques.
Les professeurs sont en majorité des femmes.

d) Aide à la Direction de l’Education du Panjshir

Le matériel utilisé par la Direction de l’Education du Panjshir étant hors d’usage, NEGAR a fait faire 1000 photocopies de pages de résultats d’examen qui ont été distribuées aux professeurs d’une dizaine d’écoles.

e) Réparations du lycée de Sangona (Province de Panjshir)

Le soutien de l’association à ce lycée, le seul qui accueille des filles jusqu’en Terminale dans toute la province de Panjshir, commencé en 1999, a continué chaque année jusqu’en 2004 où une explosion d’origine inconnue a endommagé une grande partie du bâtiment principal.
Le directeur du lycée, ainsi que les notables du village, ont cherché de l’aide auprès de diverses associations, dont NEGAR, pour engager les réparations du bâtiment.
Comme il n’existait pas de chemin carrossable jusqu’au sommet de la colline où se trouve le lycée, aucune association n’a accepté d’engager des réparations, vu les difficultés qu’il y aurait à amener des matériaux jusqu’au lycée.

Le Ministère de l’Education afghan a donc demandé à l’association NEGAR, qui soutenait ce lycée depuis des années et qui disposait d’un budget pour continuer cette aide, de construire un chemin carrossable jusqu’au lycée, puis d’engager les réparations.

Les travaux ont ainsi commencé le 10 juillet et se sont achevés le 10 septembre 2004.

Description du lycée en 2004 :

- Les élèves viennent des villages de Sangona, Ourou, Bôrak, Omarz, Tambana, Astâna et Badqol.
- Nombre de filles : 260, de garçons : 361
- Les cours ont lieu en 2 temps, les filles le matin, et les garçons l’après-midi
- A 1 directeur et 1 sous-directeur pour les garçons, 1 directeur et 1
sous-direcrice pour les filles, 17 professeurs femmes et 14 professeurs
hommes, et 7 agents d’entretien
- Est constitué d’1 bâtiment principal de 8 pièces, dont 7 salles de classes
et 1 salle d’administration, et d’1 bâtiment secondaire de 3 salles de classe
et 1 réserve.

La réalisation a porté sur :

• La construction d’un chemin carrossable de 400 m. de longueur, de la route principale jusqu’au lycée.
• Le dégagement du terrain de tous les gravats résultant de l’explosion
• La reconstruction de 3 salles de classe, et de la moitié du couloir
• La reconstruction de la moitié du plafond
• La réfection de tout le toit
• Le remplacement des 8 portes d’entrée des 8 salles, et des 2 portes vitrées doubles d’entrée dans le bâtiment
• Le remplacement de 7 fenêtres et la réparation de 7 autres
• La peinture intérieure et extérieure de l’ensemble du bâtiment
• La fabrication de 3 tableaux noirs en ciment et la peinture des 4 autres


f) Réhabilitation du collège de Tambana ( Province de Panjshir )

L’école-collège de Tambana est située dans la vallée de ‘‘Darra’’, adjacente à la vallée principale du Panjshir, Département de Panjshir, à 2200 m. d’altitude et 130 kms. de la capitale Kaboul.

Le bâtiment d’école a été construit il y a une dizaine d’années par les habitants du village de Tambana eux-mêmes, et est situé sur un point culminant, au bord de la petite route non goudronnée qui s’enfonce dans la vallée.
Faute de moyens, et devant faire face à la poursuite de la guerre jusqu’en novembre 2001, les habitants n’ont jamais pu finir la construction.

En 2001, la représentante de NEGAR, qui apportait un soutien en matériel scolaire aux écolières et à leurs professeurs, a ainsi constaté l’état misérable dans lequel elles se trouvaient : le bâtiment, sans vitres, sans finition des murs, avec des portes cassées, était ouvert à tous les vents, les enfants étaient assis sur le sol de terre battue, le revêtement des murs s’effondrait, le toit laissait passer des gouttières…

Après la fin de la guerre, le gouvernement est confronté à la reconstruction de tout le pays, et se voit obligé de faire appel à l’aide extérieure.
Jusqu’en 2004, aucune ONG n’étant venue en aide à cette école, l’association NEGAR a proposé au représentant de Solidarité Laïque, Roland Biache, venu en Afghanistan en mai 2004, de financer la réhabilitation de l’établissement, où 672 élèves, garçons et filles, sont actuellement scolarisés.

Les travaux ont ainsi pu commencer le 19 septembre et se sont achevés le 17 décembre 2004.

Description du collège en 2004 :

- Les élèves viennent de l’ensemble du village, habitat très dispersé.
- Nombre de filles : 152, de garçons : 520
- Les cours ont lieu en 2 temps, la moitié des élèves venant le matin et l’autre moitié l’après-midi
- A 1 directeur, 1 sous-directeur, 21 professeurs, et 4 agents d’entretien
- Est constitué de 2 bâtiments de 5 pièces, dont 8 salles de classes, 1 salle d’administration, et une réserve.

Les travaux ont comporté :

• La réfection totale du toit
• La réfection du plafond de la dernière salle
• La reconstruction du mur du fond de la 1° salle
• La pose de poutrelles et de planches de protection le long du toit, sur les 4 côtés
• La pose de zinguerie sur le toit pour l’évacuation des eaux de pluie
• La couverture des murs intérieurs et extérieurs en ciment ainsi que la réfection de la couverture de pisé si nécessaire
• La confection de tableaux noirs en ciment dans chaque salle de classe
• La peinture des murs intérieurs et extérieurs
• La pose de portes neuves
• La réparation des fenêtres et la pose des vitres
• Le cimentage des sols de toutes les salles
• Le comblage des petites fenêtres du côté de la colline
• Le cimentage d’une rigole d’évacuation des eaux de pluie derrière le bâtiment
• L’aplanissement et l’agrandissement de la petite cour actuelle
• La pose d’une barrière métallique autour de la cour avec 2 portails d’entrée
• La construction d’escaliers pour rentrer dans les salles, et de 2 grands escaliers d’accès à chaque extrémité de la cour, menant vers la route en contre-bas

Ce collège, construit par les habitants eux-mêmes pendant la guerre, n’avait, faute de moyens, jamais pu être terminé ni entretenu, et tombait en ruine. Devant le désespoir des enseignants et des élèves, filles et garçons, aucune aide n’arrivant dans ce coin isolé, NEGAR a entrepris la réhabilitation complète des 2 bâtiments qui le composent. Les travaux se sont achevés en décembre.


g) le collège de Tawakh (Province de Panjshir)

Le collège de Tawakh est situé dans le Département de Panjshir, dans le village du même nom, à 2000 m. d’altitude.

Créée en 1970 pour scolariser les garçons du village, cette école fut détruite, ainsi que la totalité du village, par les bombardements soviétiques des années 80, et n’a jamais pu être reconstruite, la guerre ayant continué jusqu’en novembre 2001, et le gouvernement actuel devant faire face à la reconstruction de tout le pays.
Actuellement, les garçons sont scolarisés dans 3 containers abandonnés par l’armée soviétique, et les filles, qui ont commencé à être scolarisées en 1998, dans une petite mosquée et sous une tente de l’UNICEF.

Pendant 2 ans, en 2000 et 2001, la représentante de NEGAR a apporté une aide en matériel scolaire aux écolières et à leurs professeurs, et a ainsi constaté l’état misérable dans lequel elles se trouvaient.
D’où est venue l’idée, après la fin du régime Taliban, de chercher des financements pour enfin construire une école qui puisse accueillir décemment les garçons et les filles du village.

L’écrivain Gérard Cardonne, qui avait participé à la Conférence des Femmes Afghanes organisée par NEGAR en l’an 2000 à Douchanbé, et avait pu se rendre à cette occasion dans la vallée du Panjshir où il avait constaté la grande pauvreté de ses habitants, résistant malgré tout aux offensives des Talibans, promit alors au Commandant Massoud de financer la construction d’une école dans un village du Panjshir.
Resté fidèle à ses engagements en faveur des femmes afghanes et à sa promesse au Commandant Massoud, et toujours en contact avec NEGAR, il revenait en 2002 participer à la Conférence des Femmes Afghanes organisée par NEGAR à Kaboul, et accompagnait les représentantes de NEGAR dans la vallée du Panjshir, où elles lui proposaient de financer la construction de l’école de Tawakh, ce qu’il s’est engagé à accomplir, à la grande joie des petites filles et de toute la population du village.

En 2004, l’école de Tawakh était élevée par le Ministère de l’Education afghan au rang de collège. Le Ministère ayant confié la construction d’un bâtiment pour les garçons à une autre association, NEGAR, en collaboration avec Gérard Cardonne et son association « Le Cercle du Rhin », va construire un bâtiment pour les filles.
Les travaux ont débuté en octobre 2004 et s’achèveront fin avril 2005.

Description du collège en 2004 :

- Les élèves de primaire viennent de l’ensemble du village, et les élèves du secondaire viennent aussi des villages voisins.
- On compte 283 filles et 253 garçons
- Est prévu pour 2 temps (matin et après-midi) pour environ 600 filles.
- A 1 directeur, 13 professeurs, 2 agents d’entretien

La construction comportera :

- Un bâtiment principal de 8 salles de classes, 4 salles d’administration, 1 salle pour le gardien et 2 salles de réserve en sous-sol.
- Le tour extérieur du bâtiment sera cimenté, et sa façade postérieure longée d’une rigole d’évacuation des eaux de pluie.
- Des allées cimentées joindront l’entrée de l’établissement et l’entrée du bâtiment.
- Un mur de soutènement du terrain de 5 m. de hauteur servira de protection contre la rivière saisonnière, et sera surmonté d’une barrière de protection de 1 m. de hauteur.
- Un escalier de quelques marches joindra la cour au sentier situé en contre-bas.
- Un portail métallique sera posé à l’entrée de la cour

Le soutien apporté par Gérard Cardonne venu en décembre 2003 assister à la Conférence des femmes afghanes de Kaboul a permis à NEGAR de compléter toutes les démarches administratives pour la régularisation de la donation du terrain pour la construction du bâtiment.
NEGAR a amené à Tawakh un ingénieur de la Direction de la Construction du Ministère de l’Education qui a établi le plan du terrain et dessiné les plans du futur bâtiment.
Une entreprise contactée a amené un bulldozer disponible sur place, qui a aplani et agrandi le terrain.
La construction se faisant en pierres, les pierres sont extraites d’une carrière proche et apportées sur le terrain.
En octobre, la construction a pu commencer et en décembre les murs étaient déjà finis. Il restera le toit et les finitions intérieures à terminer au printemps quand le temps sera plus clément, les hivers étant très rudes dans le Panjshir.
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