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Projet de construction d'un kodakistan (crèche maternelle)
Kodakistan : structure d’accueil de la petite enfance (de 3 mois à 6 ans), ou « jardins d’enfants »,
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17-01-2018
 
 
COMPTE RENDU de la MISSION KODAKISTAN - 6/13 mars 2005 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
COMPTE RENDU de la MISSION KODAKISTAN - 6/13 mars 2005
Une SOCIETE RUDE et INEGALITAIRE
La VIE QUOTIDIENNE
Les MALADIES de la SOCIETE
SITUATION POLITIQUE
Des NOUVELLES du KODAKISTAN
Quelques PHOTOS



La vie quotidienne :

Les conditions de la vie quotidienne sont rudes : pas de lumières dans les rues le soir, l’eau du robinet est encore non potable, l’électricité est instable, les chauffages inexistants ou très insuffisants dans les maisons et les hôtels, avec des montages à faire dresser les cheveux sur la tête. On ne se lave pas tous les jours et on essaye surtout en cette période de l’année de se prémunir du froid. On reste en manteau à la maison.
Les constructions se multiplient dans une ville où les infrastructures ( alimentation et évacuation des eaux, alimentation électrique ) n’ont pas été mises en place. On fore des puits et il faut descendre de plus en plus profond. Les normes de la construction sont rudimentaires.
Quand il pleut, Kaboul est un énorme bourbier, les souliers n’y résistent pas. Dès qu’on a quitté les rues principales du centre, on marche dans la boue; dans l’ancien quartier mythique des musiciens, dont les rues sont un bourbier impraticable, les enfants rentrent chez eux, dans la boue jusqu’à mi- jambe.
Quand la pluie s’arrête, la boue sèche et Kaboul est envahie par une poussière épaisse parfois irrespirable faite des particules arrachées aux immeubles détruits et emportées par le vent, de gaz d’échappement des voitures, de la terre des montagnes alentour. Il faut mettre un foulard sur son nez et sa bouche. Les tas d’immondices s’accumulent dans les rues, quelquefois à proximité d’un hôpital.
Des problèmes vitaux perdurent : pollution de l’air importante liée aux gaz d’échappement des voitures (et peut- être à d’autres éléments, séquelles de la guerre ? ), problème de l’eau préoccupant ( l’eau du robinet étant insuffisante, on fore à tout va n’importe où, d’où le risque d’épuisement de la nappe phréatique), tout comme celui des eaux usées car il n’y a pas d’évacuation organisée.
Dermites, eczémas se multiplient, dont on ne sait pas bien d’où ils proviennent, alliés à la saleté partout, à l’absence d’hygiène et comment faire autrement ? La plupart des gens n’ont pas de sanitaires. Les soins et les médicaments sont toujours rares et médiocrement efficaces.
L’absence d’anticipation politique en matière de développement durable risque d’être lourde de conséquences à moyen terme. Les choix entre le chauffage électrique et au fioul sont éclairants à ce sujet, l’Afghanistan préconisant le tout électrique et misant sur des barrages qui restent à construire, mais à quel prix pour le consommateur ?
L’Afghanistan reste le pays où la mortalité infantile est la plus élevée du monde, avec 160 décès pour 1000. La semaine précédant notre venue, après une vague de froid terrible ( il a fait jusqu’à – 18°), on dénombrait 400 morts à Kaboul la moitié étant des enfants en bas âge.



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