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COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 8 MARS ORGANISEE PAR NEGAR A KABOUL
Pour la deuxième fois depuis la fin de la guerre, NEGAR a voulu célébrer à Kaboul le 8 mars, Fête internationale des Femmes et s'associer à la Marche Mondiale des Femmes
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17-01-2018
 
 
L'action de Negar en 2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
L'action de Negar en 2007
2 - NEGAR pour les droits des femmes
3 - NEGAR en faveur de l


1 - La situation générale


La situation générale a continué à se dégrader en 2007 : Beaucoup de problèmes de sécurité dans toutes les régions, même le nord épargné jusqu’à présent ; une seule région sûre reste dans tout le pays, la région du Panjshir.

D’abord les terroristes affiliés aux Talibans et à Al-Qaida, très actifs dans le sud, ont pris totalement le contrôle de régions entières (entre autres Wardak, Logar, Maidan Shahr aux portes de Kaboul, en plus des régions plus éloignées de Kandahar, etc.) ; alliés aux partisans de Gulbudin Hekmatyar qui refont surface dans les régions nord (Baghlan, Kunduz, Takhar entre autres, et même Charikar), ils ont pour mission d’enlever les étrangers (humanitaires entre autres) pour demander des rançons à leurs gouvernements respectifs, tout en tuant leurs accompagnateurs afghans. En plus ils essaient de provoquer une insécurité permanente en posant des bombes ou faisant des attentats-suicides au passage des troupes de l’ISAF, en plein bazar, ce qui tue beaucoup de civils afghans. Il y a aussi des tirs de roquettes réguliers sur divers quartiers de Kaboul entre autres.

Les femmes sont souvent particulièrement visées par les extrémistes ; entre mai et juin, j’ai recensé les actions suivantes : meurtre de Zakia, directrice d’une radio indépendante à Jabul-Seraj ; meurtre de Shamshâd, présentatrice de télévision de 22 ans ; 64 lycéennes empoisonnées au lycée de filles de Takhar ; explosion au lycée de filles de Bozorak entraînant le bris de portes et de la moitié des vitres ; attentat manqué contre la Directrice de l’Education de Charikar ; tir à la roquette sur une école de filles de Kapiça ; menaces contre une école de filles de Paghman. Toutes ces actions ont eu lieu dans des provinces du nord, épargnées jusqu’à maintenant ; je n’ai pas de renseignements particuliers sur tout ce qui se passe dans le sud, et qui est beaucoup plus important, particulièrement contre les écoles de filles.

D’autre part, rien n’ayant été fait pour créer des emplois (réhabilitations des anciennes usines par exemple, à part la cimenterie de Pul-I-Khumri), les nouvelles usines se comptant sur les doigts d’une seule main, ni pour intégrer les anciens moujahidins, surtout ceux du nord, dans l’armée ou la police, beaucoup d’entre eux n’ont trouvé d’autre solution pour survivre que de devenir des bandits de grands chemins, et détroussent les voyageurs quand ils ne les tuent pas… Ils enlèvent aussi des Afghans fortunés, en plein Kaboul, pour demander des rançons à leurs familles.

Le problème essentiel pour l’Afghan moyen, à côté de l’insécurité, reste de trouver de quoi se nourrir et se loger. Les salaires des fonctionnaires restant très bas (3000 afghanis, soit 42 €), une pièce en location coûtant 1500 afghanis, et la nourriture étant très chère, ils demandent tous des dessous-de-table ; certains font un 2° métier (comme vendre des légumes au marché ou travailler comme ouvrier maçon ou chauffeur de taxi par exemple), les policiers rançonnent les camions transportant des marchandises, et ceux qui le peuvent trouvent un emploi dans une association étrangère.
Les enfants des familles pauvres, souvent orphelins de pères ou avec un père handicapé ou âgé, aident leurs familles en vendant des journaux ou des chewing-gums, ou en lavant les voitures ou cirant les chaussures… ; beaucoup d’entre eux vont aussi à l’école quelques heures par jour.
Les mendiants sont aussi de plus en plus nombreux, ainsi que les prostituées… Les jeunes se droguent par désoeuvrement…

Il n’y a toujours ni eau courante, ni égouts, et très peu de ramassage des ordures.
A Kaboul, l’électricité ne vient que quelques heures tous les deux ou trois jours en hiver, mais un programme est prévu d’amener de l’électricité d’Ouzbékistan. Dans la vallée du Panjshir, les villageois

aménagent eux-mêmes leur électricité à partir de la rivière ; il y a aussi des programmes gouvernementaux d’aide aux villageois dans toutes les régions pour ce qu’ils souhaitent, mais ils doivent choisir entre la construction d’une école, d’une clinique, d’un pont, ou l’aménagement de l’électricité…





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