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20-01-2018
 
 
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L’ACTION DE NEGAR EN 2008

La situation est de plus en plus difficile, à cause de la généralisation de l’insécurité

pour les Afghans comme pour les étrangers.

Les usines n’ayant pas été réhabilitées, et l’emploi d’une main d’œuvre étrangère (Pakistanais) pour la reconstruction font qu’un grand nombre d’Afghans sont sans travail, d’où le développement de la mendicité et de la criminalité. Les groupes de voleurs, de bandits de grands chemins, et de kidnappeurs à la recherche d’une rançon écument toutes les régions, même et surtout Kaboul.

D’un autre côté, la réactivation du « Grand Jeu » déjà dénoncé par Kipling, amène un retour en force des Talibans le long des 2000 kms de frontière avec le Pakistan, jusqu’à Kaboul. Les premiers postes de contrôle des Talibans ne sont qu’à 20 minutes de Kaboul dans la direction du Logar.

Les attentats suicides perpétrés par les Talibans et Al Qaeda touchent le centre des grandes villes comme Kaboul, Hérat, Kandahar. Le 30 octobre dernier, un de ces attentats a partiellement détruit le Ministère de la Culture en plein centre de Kaboul ; Shoukria, qui occupe actuellement un poste de conseillère dans ce Ministère, ne se trouvait qu’à 200 m. du lieu de l’explosion. Le 12 novembre, 15 jeunes filles qui se rendaient au lycée au centre de Kandahar ont été aspergées avec de l’acide par 2 hommes voulant les empêcher de continuer leurs études.


Les prix n’ont cessé de monter et les salaires sont restés aussi bas que l’an dernier, ce qui entraîne la corruption à grande échelle dans la fonction publique. Par exemple, tous les camions se font racketter par les policiers mal payés, dans toutes les régions.

L’incapacité du gouvernement Karzaï et des forces internationales, toujours en nombre croissant (70 000 soldats étrangers), incapables d’enrayer cette spirale de la violence, et de plus à l’origine de nombreux « dégâts collatéraux » (exactions et massacres de civils) procure un sentiment d’exaspération dans la population, qui ne supporte plus la présence des étrangers et les rend responsables du retour des Talibans, de la généralisation de la misère (900 000 personnes sous la tente à Kaboul), et de l’insécurité.

Hautement symbolique est la victoire de l’équipe afghane à la Coupe du Monde de football des sans-abris à Melbourne !

Pour parfaire le tableau, les élections présidentielles prévues en mai prochain doivent être repoussées pour cause d’insécurité, ce qui permettra de garder le président actuel, victime d’une impopularité croissante, de façon à ce qu’il prépare l’introduction des « Talibans modérés » au pouvoir ! (A-t-on jamais parlé de Nazis modérés ou de Khmers Rouges modérés ?) Au profit de qui ? Des filles défigurées par l’acide, des femmes interdites de tout, même de respirer, du pays tout entier condamné à une mort lente…

On a déjà connu tout ça !

Et le pire, c’est qu’on entend dans les médias français, colportée par les soi-disant spécialistes de service, l’affirmation que les Talibans font partie de la société afghane,

représentent la culture afghane, et doivent s’asseoir à la table des négociations !

Jamais un mot du Pakistan qui a engendré ces Talibans et les a envoyés comme force de frappe pour réduire l’Afghanistan au néant… On croit rêver, ou plutôt cauchemarder…

2- Actions de NEGAR pour les droits des femmes

Etant donné la difficulté de se déplacer par suite de l’insécurité, Shoukria ne s’est pas déplacée plus loin que Charikar à 1 heure de route au nord de Kaboul, et est restée en contact avec les femmes des provinces surtout par téléphone, ou en les rencontrant lors de leurs déplacements sur Kaboul.

C’est ainsi qu’en relation avec la Direction des Affaires des Femmes de Balkh, NEGAR a pris en charge des cours d’alphabétisation pour les femmes dans la ville de Mazar-I-Sharif, et avec la Direction des Affaires des Femmes de Parwan, elle a continué à soutenir des cours de sport réservés aux femmes à Charikar.

Une fête a été organisée à Kaboul à l’occasion du 8 mars, et la « Journée Internationale contre les Violences faites aux Femmes » a été organisée conjointement avec la Direction des Affaires des Femmes de Parwan à Charikar.

Par ailleurs, en relation avec le Ministère de la Culture, Shoukria est en train

d’organiser le développement du sport féminin dans une dizaine de provinces.

2- Actions de NEGAR en faveur de l’ éducation

Cette année, les actions ont été concentrées sur l’amélioration du niveau des

enseignant(e)s au Panjshir et à Bajgah :

- Soutien à 60 enseignantes de 5 écoles – collèges - lycées de filles du Panjshir (Sangona, Badqol, Malaspa, Bozorak, Qabezan) :

Ce sont des femmes et des jeunes filles vivant dans la vallée du Panjshir et employées par le Ministère de l’Education afghan comme professeurs ou institutrices, mais qui n’avaient pas pu faire d’études supérieures ni même finir leurs études secondaires du fait de la guerre, et qui voulaient intégrer le centre de formation des maîtres du Panjshir, à Dashtak, où elles peuvent étudier en dehors de leurs heures de cours.

Cette formation est l’occasion pour elles de relever leur niveau, donc le niveau de leurs cours, et au bout de 2 ans d’études, d’obtenir leur diplôme d’enseignante exigé par le gouvernement afghan.

Comme il n’y a pas de bus au Panjshir NEGAR a affrété un autocar assez grand pour les

transporter toutes, 6 jours par semaine. Ce programme doit continuer pendant toute la formation, soit deux ans.

- Soutien aux 18 enseignants du collège de Bajgah :

Ces 18 enseignants, anciens moujahidins aux côtés du Commandant Massoud, ont passé une bonne partie de leur vie à défendre leurs villages contre les Soviétiques puis contre les Talibans, et n’ont pas pu faire leurs études ; ils ont en général fini l’école primaire, mais très peu ont un niveau secondaire ; non seulement ils ont beaucoup de difficultés à enseigner, mais aussi ils ne sont employés que comme « auxiliaires » avec un salaire encore inférieur au petit salaire des professeurs titulaires.

Le gouvernement voudrait les faire partir, mais n’a personne à envoyer pour les remplacer, donc ils restent pour sauver l’école de leurs enfants et par là l’avenir de leurs villages. Ils sont en nombre insuffisant, et jusqu’en 2007, ils se cotisaient avec tous les élèves pour faire venir 6 élèves de Terminale du lycée de Khenjan, sous-préfecture de la province, située à ¾ d’heure de piste. Mais en 2008, le gouvernement leur a interdit de continuer cet arrangement, arguant que les lycéens perdaient leur temps.

Negar a donc décidé d’envoyer à Bajgah, pour toute la durée de l’année scolaire, et si possible pour plusieurs années, avec l’accord de la direction de l’éducation de la province, un professeur titulaire, qui a son diplôme de fin d’études de l’Université de l’Education, spécialité maths-sciences, et qui habite à Pul-I-Khumri, préfecture de la province. Il est chargé de donner des cours de soutien aux enseignants, dans toutes les matières, et des cours de méthode – pédagogie ; et aussi de suppléer le manque de professeurs en enseignant aux élèves, filles et garçons, niveau collège. Un seul enseignant ne suffisant pas, un autre enseignant l’accompagne. Tous deux sont logés dans l’école et Negar leur verse un salaire complémentaire important.

Cours d’hiver en janvier-février :

Sur la demande des enseignants et des élèves de Bozorak et Sangona, NEGAR a organisé des cours de maths, physique et anglais destinés aux élèves de collège, filles et garçons, dans les 2 villages, et aux enseignantes du lycée de filles de Sangona. NEGAR a acheté des fourneaux et du bois pour chauffer les salles de classe et a fourni un complément de salaire aux enseignants volontaires pour dispenser les cours.

Soutien au kodakistan du lycée de filles de Bozorak :

En attendant que cette maternelle soit prise en charge par le gouvernement, NEGAR a continué à payer l’institutrice et l’aide-maternelle, et a apporté des fournitures : réservoir d’eau, malle pour ranger les affaires, peluches, marionnettes, coloriages, ardoises magiques, puzzles…

Chantal Véron
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