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Projet de construction d'un kodakistan (crèche maternelle)
Kodakistan : structure d’accueil de la petite enfance (de 3 mois à 6 ans), ou « jardins d’enfants »,
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21-06-2018
 
 
ACTIONS DE NEGAR 1° SEMESTRE 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
















PREMIERE PARTIE : SOUTIEN A L'EDUCATION


I - AU PANJSHIR

Cours pendant les vacances d'hiver au lycée de filles de Bozorak
(mois de janvier et février 2011) :

L'hiver n'ayant pas été très rigoureux, les grandes élèves ont pu se rendre au lycée pour suivre les cours d'anglais donnés par Massouda, spécialiste en informatique et en anglais, et les cours de maths-physique donnés par l'ingénieur Farouq.
Les élèves de primaire, garçons et filles, ont quant à eux suivi les cours donnés dans la mosquée de Rahmankheil, plus proche que le lycée pour beaucoup d'entre eux ; deux jeunes filles de Terminale, Mina et Soaheila, les ont fait travailler en persan et en maths.

Après la rentrée scolaire de la mi-mars, les élèves se sont montrées à jour dans ces 2 matières.

La bibliothèque du lycée de filles a ouvert 5 fois par semaine pour permettre aux élèves et aux enseignantes d'emprunter des livres.

Coût à la charge de NEGAR : 500 €



Soutien au lycée de filles de Bozorak après la rentrée scolaire :


Negar a fait monter le générateur solaire sur le toit du lycée, où il est protégé et où l'ensoleillement est garanti. Les cours de maths, biologie et anglais sont maintenant renforcés par le visionnement de CDs. D'ici la fin de l'année, d'autres professeurs vont se familiariser avec le fonctionnement de l'ordinateur et d'autres matières bénéficieront de ces visionnements.

Negar a aussi fait don d'un photocopieur très performant et très apprécié par les professeurs et l'administration. Tout ce matériel est disponible à tout moment et gratuitement grâce au solaire.


Negar continue à soutenir un certain nombre de personnels non pris en charge par l'Education Nationale : L'ingénieur Farouq qui continue à assurer les cours de maths- physique des lycéennes, Maryam la bibliothécaire, Ryâna et Noqa responsables de la crèche-maternelle, et aussi pendant 2 mois deux institutrices remplaçantes, Shoukria et Osma.

Des livres de contes, des magazines d'anglais et féminins, des puzzles de cartes de géographie, des cahiers et des crayons, et 2 horloges murales ont été distribués à la bibliothèque et à la maternelle.


Coût à la charge de NEGAR : 2735 €


Soutien au lycée de garçons de Bozorak :


Un nouveau directeur plus dynamique a été nommé ; il a enfin ouvert la bibliothèque. Mais le lycée aurait besoin de 5 professeurs de plus, aussi le bibliothécaire nommé par le gouvernement est employé comme enseignant.

Negar a donc pris à sa charge un bibliothécaire à plein temps, et a chargé l'ingénieur Farouq qui donne des cours aux filles de donner aussi des cours aux garçons.

D'autre part, Negar a fait don d'un générateur solaire, d'un ordinateur portable avec plus de 200 CDs de cours enregistrés, et d'un téléviseur LCD pour visionner les CDs en classe.

4 enseignants dans différentes matières, Nourioullah en histoire-géo, Moudir Hamza en biologie et chimie, Shoaib en maths, Ingénieur Farouq en physique et Mamour Karam en anglais, sont maintenant à même d'utiliser le matériel et de renforcer leurs cours en faisant visionner les CDs aux élèves.


Coût à la charge de NEGAR : 3355 €









Soutien au lycée de filles de Badqol :


De l'autre côté de la rivière Panjshir, entre Bozorak et Sangona, se trouve le lycée de

filles de Badqol ; construit il y a 3 ans par le gouvernement, il n'a pas été terminé par

manque d'argent : il y a un plafond mais pas de toit, ni portes ni fenêtres, pas de

revêtement de murs ; avec seulement 6 salles de classe, l'établissement accueille les élèves du CP à la Terminale. Par manque de place, plusieurs classes ont lieu sous des tentes de l'UNICEF.

Devant l'insistance du directeur qui désespère de voir son lycée un jour terminé, Negar a décidé d'arranger une salle en bibliothèque accueillante pour les enfants, qui pourra aussi servir à l'administration. Negar a donc posé une porte et des fenêtres, peint les murs et fait faire 5 armoires en bois. Il reste à amener des livres.

Coût à la charge de NEGAR : 1154 €



Soutien au lycée de filles de Pesgaran :


Dans la petite vallée adjacente de Dara Abdulakheil, le lycée de filles de Pesgaran construit par le gouvernement afghan et fini par l'ONG française « La Chaîne de l'Espoir », n'avait pas de soutien à la qualité des cours. Les professeurs ont leur bac mais n'ont pas pu se rendre au Centre de Formation des Maîtres.

NEGAR leur a donc fait don d'un générateur solaire et d'un ordinateur portable sur lequel ont été enregistrés plus de 200 CDs de cours de toutes les matières amenés d'Iran ou achetés à Kaboul. La directrice ayant suivi des cours d'informatique à Kaboul est à même d'utiliser ce matériel destiné à améliorer le niveau des enseignantes.


Coût à la charge de NEGAR : 2962 €









Organisation de transport scolaire :


Solidarité Laïque et divers syndicats enseignants s'étant proposés pour soutenir deux de nos projets, j'avais parlé du transport scolaire tellement nécessaire dans le Panjshir ; en effet, aucun transport de bus n'y étant organisé, les collégiens et lycéens vivant loin des établissements scolaires sont obligés chaque jour de faire 4 à 5 heures A-R. de chemin à pied pour se rendre dans leurs établissements. Pour les filles, aucun parent ne veut les laisser marcher aussi longtemps dans la montagne, par tous les temps, forte chaleur en été, froid en automne et au printemps. Donc toutes les filles des villages éloignés sont obligées d'abandonner leurs études, bien contre leur volonté.


Negar a donc organisé 2 voitures, l'une amenant au lycée de Bozorak 15 filles du village de Karbochi qui ont suivi leurs études jusqu'en 6° dans la petite école du village, et sont maintenant inscrites en 5° à Bozorak ; l'autre amenant 10 filles du village de Porandé où elles avaient pu être scolarisées jusqu'en 3°, au lycée de Bozorak où elles sont maintenant en Seconde.

Deux autres voitures amenaient 5 enseignantes de Sangona jusqu'au lycée de Omarz où elles donnent des cours, et 2 enseignantes de Larona à l'école primaire de Koh Talkhona qui manquait d'institutrices.

Enfin un mini-bus amenait les étudiantes depuis le village de Sangona jusqu'au Centre de Formation des Maîtres du Panjshir à Dashtak.


Malheureusement, l'aide promise n'ayant pas été concrétisée, Negar a dû assumer seule tous ces programmes. Deux voitures ne sont plus à la charge de Negar, celle de Omarz, les enseignantes payant maintenant elles-mêmes leur voiture, et celle des étudiantes, le Centre de Formation des Maîtres ayant une promesse de don de la part de la Préfecture du Panjshir.

Mais il est difficile de dire aux collégiennes et aux lycéennes de rester chez elles par manque d'argent, et Negar aimerait organiser des parrainages pour continuer ces programmes.


Coût à la charge de NEGAR : 3965 €










II - A BAJGAH


Nous n'avons pas pu nous rendre à Bajgah, la sécurité étant loin d'être assurée sur le trajet. Le général Daoud, qui était devenu le chef de la sécurité dans la province, et faisait une guerre sans merci aux Talibans et à leurs alliés du Hezb Islami (ceux-là mêmes qui perturbent le trajet jusqu'à Bajgah, vient malheureusement de se faire tuer dans un attentat suicide, ainsi que son meilleur lieutenant.


Negar continue tout de même à soutenir le collège en envoyant le salaire de Jabar et de Washeq, les 2 professeurs diplômés que nous envoyons à Bajgah depuis plusieurs années.

Coût à la charge de NEGAR : 868 €





Shoukria, de son côté, termine la construction du kodakistan à Kaboul.

Celui-ci est dans la dernière phase de réalisation ; on attaque à présent les parties extérieures. Les travaux des jardins et des aires de jeux doivent être réalisés grâce à l'aide du Conseil Général de Loire-Atlantique et au soutien de l'Espace Simone de Beauvoir de Nantes.



DEUXIEME PARTIE : SOUTIEN AUX DROITS DES FEMMES AFGHANES



Un an après la conférence de presse qu'elle avait faite le 25 janvier 2010 à l'Assemblée Nationale, pour dénoncer le plan que le président Karzaï s'apprêtait à proposer à la Conférence de Londres sur l'Afghanistan (et qui a effectivement eu lieu le 28 janvier), Shoukria est revenue en janvier 2011 à Paris, afin de reprendre contact avec les associations féministes et les représentant/es des partis politiques qu'elle avait rencontrés l'année dernière.


A cette occasion, elle a participé à plusieurs manifestations et conférences où elle a été conviée à témoigner de la situation en Afghanistan, et à évoquer le point de vue des Afghans sur la question cruciale du retrait des troupes alliées de l'Afghanistan.

Le 25 février, elle était invitée par Mme Laure Déroche, Maire de Roanne à témoigner à l'occasion du 8 mars, lors d'une conférence accompagnée de l'exposition de photos de Pierre-Yves Ginet, sur le thème : « Femmes en Résistance, ici et ailleurs, hier et aujourd'hui »,

Elle y représentait les femmes résistantes d'aujourd'hui, aux côtés de Marie-José Chombart de Lauwe, représentant les résistantes d'hier.


Le 3 mars, à l'invitation de Mme Michèle André Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, et de Mme Jacqueline Panis, vice-présidente, Shoukria a organisé au Palais du Luxembourg une conférence de presse sous le titre :


« Un an après la Conférence Internationale de Londres sur l'Afghanistan, où en sont les droits des femmes afghanes dans le contexte de mise en œuvre du "processus de réconciliation" avec les Talibans ? »


Le 5 mars, elle participe à la manifestation organisée par le CNDF « 4000 à Paris pour la solidarité internationale », où elle représente les femmes afghanes. Elle participe à la préparation de cette mobilisation et rencontre les représentant/es des diverses associations féministes françaises et étrangères.


De même elle rencontre nos amis de Femmes Solidaires-Saint Malo, Lucette et Roland Frémont, trésorier de NEGAR.


Le 6 mars à Paris, elle prend part à un événement organisé par Women for Women International - Paris, « Join me on the bridge ».


Le 11 mars, à l'invitation de Brigitte Périllié, vice-présidente du Conseil Général de l'Isère, elle participe avec Geneviève Couraud, à une journée de conférences organisée à l'occasion du 8 mars : « Où en sont les droits des femmes- Journée internationale des femmes ». La table ronde à laquelle elles sont amenées à s'exprimer s'intitule : « Femmes, enjeux des conflits et des religions ».


  • Durant tout son séjour, elle a été reçue par plusieurs femmes politiques, et parmi elles, Mmes Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis, vice-présidente de l'Assemblée Nationale, Nicole Ameline, députée du Calvados, ancienne ministre de la parité et de l'égalité professionnelle, Anne-Marie Lizin, Présidente honoraire du Sénat belge. Enfin elle a également été reçue par Mme Roselyne Bachelot, Ministre des solidarités et de la cohésion sociale ; Marie-George Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis l'a reçue à l'Assemblée Nationale.


Partout, elle dénonce le retrait des troupes étrangères qui va laisser une fois de plus l'Afghanistan s'enfoncer dans le chaos ; en effet, le pays n'est pas encore en état de résister aux assauts de son voisin pakistanais qui désire en prendre définitivement le contrôle avec l'aide de ses miliciens talibans.

Les droits des femmes afghanes et de l'ensemble du peuple afghan risquent à nouveau d'être foulés aux pieds, et l'Afghanistan de redevenir le centre du terrorisme mondial (cf. communiqués de presse et analyses rédigés à ce sujet).

La conférence sur l'Afghanistan qui devrait se tenir à Bonn en décembre prochain, devrait en effet accueillir les représentants des Talibans. Et leur assurer 8 porefeuilles de ministres, alors que 90% de la population souhaite leur disparition définitive.


Après cette période très chargée en manifestations et rencontres, Shoukria repart en avril à Kaboul, mais est de retour à Paris le 14 mai pour assister au théâtre de l'ouest parisien (TOP) à Boulogne au spectacle « Le Frichti de Fatou », donné par Faïza Khaddour de la compagnie « Tombés du ciel ».

A cette occasion, Faïza Khaddour et la Compagnie « Tombés du ciel » offrent à NEGAR pour aider ses actions auprès des filles en Afghanistan, un chèque de 2000€, recette du spectacle, don auquel s'associe le TOP.


Les 16 et 17 mai, elle participe au colloque organisé à l'Assemblée Nationale, sous la présidence de Danielle Bousquet, « Sommet des parlementaires du G8/G20 » qui a pour thème : « Jeunes filles et enjeux de population ».


Enfin le 9 juin, elle est invitée à intervenir lors d'une conférence organisée par l'ONU-Femmes (CONGO-CSW, Comité de la condition de la femme), au Palais des Nations à Genève. « Human Rights Council 17th side event », "Panel on the current situation of women and girls in Afghanistan".

http://www.ngocsw.geneva.ch/wordpress/wpcontent/uploads/panel_flyer_afghanistan_11.pdf

Elle est également à cette occasion signataire d'une résolution concernant les femmes afghanes :

http://www.ngocsw.alk02.com/wordpress/wp-content/uploads/statement-on-Afghan-women-to-President-of-HRC-final.pdf


Elle retourne à Kaboul à la mi-juin. La situation actuelle (annonce de l'accélération du retrait des troupes alliées de l'Afghanistan), inquiète au plus haut point la société civile afghane, ainsi que nous l'avons exprimé dans notre dernier communiqué de presse. Nous craignons très fortement que les droits des femmes ne pèsent rien face aux exigences des taliban, rendus de plus en plus arrogants par l'annonce du retrait des troupes alliées.











Alors que l'avancée significative des droits, en particulier ceux des femmes, est de jour en jour plus visible en Afghanistan dans le champ de l'éducation, du social ou même de la construction, par rapport à la période du régime taliban, grâce à la volonté de la population afghane et à l'aide de la communauté internationale, que signifient les appels à faire sortir les forces internationales d'Afghanistan, à un moment où les forces de la police, de l'armée, de la société afghanes ne sont pas encore en mesure d'accomplir leur tâche face aux menaces qui guettent leur pays ?

C'est un encouragement pour les taliban et les prémices de leur victoire qui se traduira sur le terrain par un frein pour les droits des femmes, la paix et la démocratie. C'est une défaite pour les mouvements féministes démocrates et humanistes à travers le monde qui ont lutté avec force et conviction contre l'obscurantisme du régime taliban. Ne répétons pas l'erreur de 1992, après la chute du gouvernement prosoviétique : où en sont en effet les engagements pris lors des accords de Bonn ?

Certes, les armées étrangères doivent un jour quitter l'Afghanistan, mais la date de leur départ doit être décidée en concertation avec les Assemblées, avec les représentants du peuple afghan.


6 avril 2011. Shoukria HAÏDAR, Présidente de NEGAR,

Contacts : negarafghanwomen@ymail.com ; www.negar-afghanwomen.org





COMMUNIQUE DE NEGAR-SOUTIEN AUX FEMMES D'AFGHANISTAN


Obama et Sarkozy décident en commun le retrait de leurs troupes. OK !

Ont-ils oublié les droits des femmes et de 99% du peuple afghan ?

Kaboul le 27 juin 2011


Le 22 juin, le président américain Barack OBAMA a précisé le calendrier de retrait des troupes

d'Afghanistan: 10 000 hommes sur les 99 000 engagés doivent quitter l'Afghanistan le mois prochain.

Le 23 juin, le président Sarkozy a annoncé un retrait progressif des troupes françaises (aujourd'hui 4000 hommes): « de manière proportionnelle et dans un calendrier comparable au retrait des renforts américains. »

La moitié des troupes belges quitteront le pays à leur tour au 1er janvier 2012. L'Allemagne et l'Angleterre préparent leur sortie du territoire afghan.

L'association NEGAR- Soutien aux femmes d'Afghanistan prend acte des annonces de ces retraits.

Certes les troupes alliées doivent quitter l'Afghanistan et les Afghans doivent être en mesure de prendre en charge la sécurité dans leur pays.

Mais aujourd'hui, de l'avis de tous les observateurs, on est loin du compte ; pour la deuxieme fois ( apres le retrait des troupes soviétiques en 1992 ) il ne s'agit donc pas d'un retrait mais d'un abandon concerté encore une fois au profit du Pakistan et de ses milices talibans. C'est ainsi que 99% du peuple afghan, villes et campagnes confondues, ressentent cette décision dans un désarroi général.

Nous en appelons à tous les démocrates, à toutes les féministes et à tous les humanistes qui depuis si longtemps ont accompagné nos actions pour empecher la victoire de la Barbarie meme si de fausses propagandes montrent à l'opinion occidentale qu'il s'agit de la réalité de la situation sur le terrain et qu'il n'y a pas d'autre issue. "Ce n'est pas vrai ! "

NEGAR rappelle, ainsi qu'elle l'a dit lors de sa conférence de presse du 3 mars 2011 au Sénat, que le respect de la Constitution et des droits des femmes afghanes doit être un préalable à toute négociation avec quiconque, y compris les taliban, milices terroristes aujourd'hui rebaptisées « les insurgés » par les profiteurs de l'argent des stupéfiants, par les supporters du Pakistan et par la presse (une insulte pour les insurgés du monde arabe).

NEGAR demande que le retrait des troupes alliées d'Afghanistan soit décidé en concertation avec les assemblées afghanes élues, représentantes du peuple afghan et responsables devant lui.

Shoukria HAÏDAR, présidente de NEGAR-Soutien aux femmes d'Afghanistan

Contacts : negarafghanwomen@yahoo.fr www.negar-afghanwomen.org



 

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